‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 125 sur 420 · IV · texte numérisé non relu

IV

le prévenir; mais on ne veut point, et cette corj versa tion ne sera pas moins froide que Taulre Cette opposition n'a pas été inspirée par moi ; ell( est dans le cœur du roi sur toutes les nouveautés. Je vois bien qu'on me l'imputera; mais je vous dois la vérité, monseigneur, et je vous la dis. Du reste, je suis prèle à dire tout ce que je croirai de mon devoir dans une occasion si importante.

Je n'ai point vu M. de Meaux, quoique j'aie fait quelque diligence pour cela. J'ai pensé qu'il veut peut-être pouvoir dire qu'il ne m'a pas vue pendant tout ce vacarme. On dit qu'il est grand.

M. de Pontchartrain ne vous embarrassera plus. Son fils épouse mademoiselle de Roussy^

J'ai oublié ce qui m'oblige à vous écrire. M. de Cambrai veut vous parler, monseigneur, en ma présence. Il me l'avoit déjà proposé ; et je lui avois répondu que ce seroit quand il vous plairoil; maiî il me paroît qu'il veut que je sollicite et que je concerte cette entrevue. Il m'a mis entre les mains ui mémoire des articles qu'il veut traiter avec vous, qui sont des interrogations sur tout ce qui s'est passé. Je ne prévois nulle utilité de cette conversation ; mais peut-être tirera-t-il quelque avantage du refus, comme il veut en tirer du silence de M. de Meaux.

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