M. DE CAMBRAI AU ROI
mencer Texamen de mon livre avec M. Tarchevéque de Paris, M. Tronson et M. Pirot qui Tavoient d'abord examiné. C'est avec plaisir, Sire, que je profiterai de leurs lumières, pour changer ou pour expliquer les choses que je reconnoîtrai avec eux avoir besoin de changement ou d'explication. Je crois, Sire, en voir déjà assez pour pouvoir dire à Voire Majesté qu'on ne me fera que des diflicultés faciles à lever. Pour le faire, je n'aurai qu'à ajouter simplement à mon livre diverses choses que j 'a vois déjà mises dans un ouvrage plus ample, et que j'ai retranchées dans l'imprimé pour abréger. L'expérience me persuade qu'elles sont nécessaires pour contenter beaucoup de lecteurs auxquels tout est nouveau en ces matières. Quoique le pape soit mon seul juge et que M. l'archevêque de Paris ne puisse agir avec moi que par persuasion, je crois voir de plus en plus, Sire, et avec une espèce de certitude, que nous n'aurons aucun embarras sur la doctrine, et que nous serons au bout de quelques conférences pleinement d'accord, même sur les termes. Si j'ai écrit au pape. Votre Majesté sait que je l'ai fait par son ordre, et même bien tard, quoique j'eusse dû le faire dès le commencement; car un évêque ne peut voir sa foi suspecte sans en rendre compte au plus tôt au Saint- Siège. J'avois môme un intérêt pressant de ne me laisser pas prévenir par des gens qui ont de grandes liaisons à Rome.
Cette affaire n'aurait pas tant duré. Sire, si chacun avoit cherché comme moi à la finir. Il y a trois mois et demi qu'on me fait attendre les remarques