Autographe de la bibliothèque du Louvre
A MADAME DE BHUfOH (4695). i5
hommes, ne pouvoit prendre un meilleur ni un plus digne sujet, et il falloit les bonnes œuvres de M. de Gbâlons dans la métropolitaine pour rectifier les cuUetis du pauvre défunt. Ce beau trait d'imagination vous fera rire, je m'assure, mais gardez-m'en au moins le secret, et n'allez pas faire part de ma lettre à la maréchale de Noailles. Adieu, mon cher duc; je vous embrasse de tout mon cœur, et me fais un plaisir tr^^Qsib)e de vous eoibrasser et de vous revoir bientôt,
« LK DOC D£ GHAMONT. »
LETTRE CCCLV
Ce 28 août 1695.
Je vous assure, madame, que ce n'est ni par oubli, ni par dureté, ni par négligence, ni par aucun mauvais office que j'ai été si longtemps sans vous écrire, mais le peu de temps que j'ai, et cela est au delà de tout ce que vous avez su et de tout ce que je pourroîs vous en dire. Les Dames de Saint- Louis me donnent bien des affaires; le mauvais temps oblige le roi à garder la chambre; il a eu la goutte; enfin, madame, je ne l'ai pu; il y a eu peu de jours que je n'en aie eu envie. Je ne puis jamais cesser de vous aimer et de vous estimer; s'il me revenoit quelque chose de vous, ou je ne le croirois point, ou vous seriez la première et, s'il plaît à Dieu, la seule à qui j'en ferois mes plaintes. Vous m'avez écrit plusieurs lettres où j'avois bien envie de vous répondre, mais surtout à celle qui traitoit