Manuscrits de mademoiselle d'Àumale
i6 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE.
du roi ; je lui montrai, et je vous assure, madame, qu'il la lut avec plaisir et beaucoup de reconnoissance du zèle dont elle étoit remplie pour lui. La mère Trioche sait-elle votre vivacité sur ce chapitre? Je voudrois joindre un peu de jalousie à sa passion. A propos de bonne mère, est-ce vous qui achevez de tourner la tête à celle de Gisors? car le style est encore plus étonnant qu'il ne Tétoit, et la mère des Anges * me fait espérer des vers pour notre monarque. C'est le plus simple des noms qu'elle lui donne. II se porte à merveille, notre monarque^ et son âme va mieux que jamais; avec cela, tout est bon. Adieu, madame; ne me soupçonnez jamais de vous manquer; priez Dieu pour moi et pour Saint-Cyr, et croyez que personne au monde ne désire plus que moi que vous soyez heureuse dans le ciel et sur la terre.
LETTRE CCCLVI
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS »
A Meudon, ce 29 août 1695.
M. et madame de Montchevreuil ne sont pas ponctuels ^ Je pencherois plus à M. Tiberge, s'il n'y a rien dans ce choix qui vous soit désagréable.
La lettre que j'ai écrite à Rome est partie dés le
1. Religieuse de Gisors qui était un objet de raillerie à cause de l'enflure de son langage.