TROISIÈME PARTIE
(sclT8t)
ANNÉE 169o.
NOTE PKÉLIMINAIRE
Celle année est importante dans l'histoire de madame de Mainlenon ; c'est celle où M. de Noailles, évoque de Clialons, est nommé archevêque de Paris.
Madame de Maintenon regardait sa propre vie comme un miracle. Dieu, pensait-elle, l'avait conduite par la main X la place qu'elle occugaitj^ ce n'était que dans un but, faire le salut du roi. Elle avait cru atteindre ce but, cinq ou six ans auparavant, tant le roi paraissait disposé à suivre en tout ses conseils: pujs il s'élait refroidi, et ne témoignait plus qu'une tiédeur qui la désespérait. Madame de Maintenon se croyait mal secondée, d'un côté, par un confesseur trop indulgent qui, après avoir toléré longtemps les désordres du monarque, se contentait maintenant des marques extérieures de sa piété; d'un autre côté, par un archevêque de Paris, a ce pape en deçà des monts, » comme l'appelle l'abbé Legendre, pasteur indigne, décrié pour ses mauvaises mœurs, pour lequel le roi n'avait que de l'éloignement. Ce prélat vint à mourir. Elle le fit remplacer par un prêtre vertueux, dévie édifiante, de mœurs irréprochables, à qui le roi pou-