IV
vait donner toute sa' confiance, et qui ferait avec elle une sorte d'alliance, « pour la gloire de Dieu, le bien de l'Église et le salut du roi. » Elle en éprouva une joie sans pareille, et sembla changer de vie et de caractère.
Les lettres de l'année 1695 sont au nombre de trente-six, dont trente-deux adressées à M. de Noailles, évoque de Châlons, puis archevêque de Paris. Madame de Maintenon semble n'avoir plus d'autres affaires que celles de la nomination et de l'installation de ce nouveau pasteur, et l'on trouve à peine quelques mots sur la campagne de 1 695 et les affaires de la guerre. Cette femme si réservée , et l'on pourrait dire si défiante, se livre, s'abandonne, se confie à M. de Noailles « pour le bien qu'elle peut faire dans la place où Dieu l'a mise; » les secrets du roi, les secrets de l'État, elle les lui sacrifie avec une joie d'enfant : elle n'a plus pour son évêque que de l'admiration et de l'enthousiasme; c'est un véritable engouement, et dont elle eut plus tard amèrement à se repentir.
En outre de ces lettres, il y en a seize adressées aux Dames deSaint-Cyr (Le^^res histor. et édifiantes, 1. 1) : à madame de Fontaines, supérieure, neuf; à madame de Berval, deux; à madame du Tour, une; à madame de la Maisonforl, une; à madame de Radouay, une ; à madame de Glapion, une ; à madame du Pérou, une; enfin, deux au noviciat.