‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 239 sur 420 · LA PRINCESSE DES URSINS A MADAME DE · texte numérisé non relu

LA PRINCESSE DES URSINS A MADAME DE

A Rome, ce 10 janvier 1699.

J'ai appris, madame, par un courrier extraordinaire dépéché à M. le cardinal de Bouillon, que le roi a eu la bonté de faire donner deux mille écusà ma nièce ^, quoique je ne sache point encore de quelle manière cela s'est fait. Je suppose qu'il y a bien là-dedans quelque chose de votre façon, et, en vérité, je vous en rendrois mille très-humbles grâces à tout hasard, si toutes les autres obligations que je vous ai ne m'avoient fait prendre le parti de ne vous plus remercier. Sur ce principe qui me soulage beaucoup, sans vous rien dire de ma reconnoissance, je me servirai de voire canal, s'il vous plaît, pour témoigner à madame de Maîntenon combien je me sens touchée et honorée de toutes les honnêtetés que vous m'avez faites de sa part sur la mort de ma sœur. Vous parlant à cœur ouvert, madame, je crois être plus sensible qu'une autre à ses bontés, je ne sais si cela vient de l'idée que j'ai toujours eue de son mérite ou de la forte inclination que j'ai eue en tout temps pour sa personne. II faut vous laisser

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