‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 252 sur 420 · Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès

mal placer quelquefois ; mais comme on n'en a guère' je crois qu'il faut faire ses» aumônes avec discernement. Mon expérience m'a appris qu'on donne souvent à des personnes qui prennent à toute main, el qui par là en ont trop pendant que d'autres en manquent^. Ces raisons m'ont obligée à faire passer par vous ce que je donne à madame de Rochechouart, qui vous demande peut-être, et à qui vous donnez déjù. Je voudrois en user de même pour madame de Tallouet, et que vous prissiez soin de son âme, et moi de son corps. Mais, monseigneur, il ne faudroit point me nommer, et je regarderois comme un bien que ces personnes-là crussent vous devoir tout. Vous n'êtes pas en peine que Dieu n'entende bien la part que j'y aurois, et vous me sauverez par là mille importunités. Mandez-moi si vous voulez ne pas me nommer dans les petites charités que je ferai par vous : je me fierai à votre parole, et je prendrai mes mesures là -dessus. J'espère dîner mardi dans la rue de Noailles. Je ne sais qui aura l'évêché de Luçon; mais je répondrois bien que le père Séraphin^ ne l'aura pas.

1 . La Beaunielle met : u Mais comme on en a fort peu et qu'où a de bonnes raisons de ne pas se soucier d'en avoir beaucoup... »

2. La Beaumellc met : « C'est un vol qu'elles font à ceux qui sont plus honteux et moins secourus. »

3 . Capucin qui prôchait souvent à la cour et dont nous avons parlé plus haut.

A M. l'archevêque DE PARIS (1699). 283

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