‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 253 sur 420 · LETTRE LUI · texte numérisé non relu

LETTRE LUI

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS *

A Marly, ce 7 août 1699.

Je vais commencer ma lettre sans espérance de ^achever aujourd'hui. Nous arrivons de Lucienne, ^ous nous en allons à la chasse, nous reviendrons à la promenade ; et M. le duc de Bourgogne soupe dans tua chambre. Que ces jours-là sont différents des Vôtres , monseigneur , qui entassez les bonnes œu- "vres les unes sur les autres !

Voyez la lettre qu'on m'écrit. J'ai pensé l'envoyer à M. de la Vallière; mais ma pente est de m'adresser à vous, monseigneur. J'ai parlé à M. de Ghevreusc, qui dit qu'il ne peut rien sur son frère.

Le roi me raconta une partie de la conversation que vous avez eue la veille ; mais nous en avons eu depuis une dont il faudra que je vous rende compte. Il faudroit dîner dans la rue de Noailles la première fois que vous viendrez.

J'ai bien du chagrin sur mon frère ^, et M. Doyen est moins habile qu^'il n'est saint. Il faut que tout tombe sur vous, et que vous décidiez de ce que nous aurons à faire.

Voyez aussi, monseigneur, la lettre que m'écrit le premier président; et que M. le curé de Saint- Sulpice ne m'engage à rien de déraisonnable. Le roi

Page 1