‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 267 sur 420 · LETTRE LXIV · texte numérisé non relu

LETTRE LXIV

A M. L'ARCHEVÊQUE DE^ARIS »

25 novembre 1699.

M. le maréchal de Noailles m'avoit envoyé votre mandement. Je suis ravie, monseigneur, d'avoir tout ce qui vient de vous. J'y prends trop d'intérêt pour ne devoir pas en être informée. Je montrerai au roi la lettre des ecclésiastiques de Bordeaux. Je lui ai lu celle de M. d'Autun ; il approuve fort son zèle pour la résidence et fera dire de surseoir l'affaire de M. de Citeaux'.

Je crains que M. Doyen ne se fasse une mauvaise affaire en se chargeant de mon frère aux conditions qu'il y veut mettre. Il prétend ne payer que la moitié du louage de la maison, y avoir autant de domestiques et de chevaux qu'il en a chez lui, avoir un suisse à la porte, se retirer à onze heures ou minuit, manger chez lui avec qui il lui plaira^ etc. Tout cela ne me paroît guère convenable à une retraite, et je ne ré-

j . 11 s'agit du savant bibliothécaire du roi, dont les mœurs, si Ton en croit Saint-Simon, ne répondaient pas à la science (Voir t. m, p. 127).

Page 1