LETTRE LXIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS*
5 noTembre 1699.
Le roi ne veut point s'effrayer de M. d'Elbenf, monseigneur, et me charge devons mander que vous n'avez qu'à le lui renvoyer. Il ne le croît pas assez sot pour vouloir se perdre sans ressource.
Voici une lettre qui vous aidera à trouver madame Ulrich. J'ai cru devoir la montrer à madame de Dangeau, dans la crainte qu'on ne trouvât son beaufrère mêlé dans ces vilaines affaires; elle m'assure qu'il n'y a plus de part, qu'il est très-bien converti, vivant retiré, etnes'occupantque de bonnes oeuvres.
Le roi est très- résolu de faire travailler à l'autel de Notre-Dame^; il n'est arrêté que par les démêlés qui sont entre M. de Villacerf^ et M. Mansard. Je l'ai pressé de passer par-dessus ces difficultés et de faire faire un dessin.
Le roi a vu le petit mot que vous me dites sur les hôpitaux et le secours des pauvres : les intentions sont bonnes, mais on n'aime pas assez le travail. Le père de La Chaise doit venir ce malin rendre compte de l'affaire de la Trappe.
Décidez, monseigneur, sur la supériorité de la Roquette ^ Si vous voulez essayer de l'abbé Bignon,