Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès
qa*on mande de tous côtés qu'il ne peut guérir de celte maladie-ci ^ La famille sait mieux que moi les nouvelles de la cour, et vous aura mandé la distribution de la fête de la Toussaint, et le succès du père Maur ou Maure ^ que je n'ai point entendu. Yons savez aussi que M. de Molac est mort, et que sa succession est bien demandée^. Mes vœux sont pour le maréchal d'Estrées.
On se diverlit fort ici, et on a grand regret à en partir. Madame la duchesse de Noailles a donné on retour de chasse à madame la duchesse de Bourgogne. Il ne m'est pas encore revenu qu'on y ail trouvé à redire ; mais je suis fort sujette à ignorer ce qui se passe dans ma chambre. J'y vois peu madame la duchesse de Guiche; elle est toujours incommodée. Vous voyez, monseigneur, que je suis aussi embarrassée à remplir mes lettres que je le suis peu à trouver à vous entretenir le lundi matin. Vous en savez la raison, qui ne finira jamais aussitôt que je le souhaite.
Je vous supplie, monseigneur, de dire quelque chose pour moi à M. le cardinal de Coisliu^. Je n'ai pu lui écrire à propos, et je n'ai pas osé le faire hors de temps ; mais personne ne l'honore plus que moi.
1 . C'est-à-dire le roi d'Espagne, On sait que le roi Charles U, mortellement malade, n'avait point d'enfanls, et que l'Europe était dans Fanxiété pour sa succession. La maison de Bourbon et la maison d'Autriche prétendaient à son héritage.