Autographe du cabinet de M. de Cambacérès
3. La Beaumelle change le sens : « Vos lK)uts rimes sont venos fort :\ propos; nous commencions à nous lasser de runiformité de nos soirées, passées à dessiner ou à jouer au brelan. »
A M. LE COMTE D'AYEN (1700). 359
pourra s'en tirer*. Je vous supplie de faire mes très-humbles remercîments à monseigneur le duc de Berry du cotignac qu'il m'a envoyé. Je vois bien que c'est un homme solide qui aime mieux faire des présents que des compliments. Il trouvera bien des gens qui s'accommoderont de cette conduite. Il est grand bruit ici des belles, bonnes et tendres lettres de M. le duc de Bourgogne. J'en ai reçu une de notre cardinal, qui a le courage de me gronder de Rome sur le carnaval que madame la duchesse de Bourgogne passa il y a un an ^. II doit partir le lendemain des fêtes. Qui auroit cru que nous Taurions cet hiver et que nous ne vous aurions pas? Après celte belle réflexion, il faut vous donner le bonsoir. J'ai un assez grand rhume qui me fait passer de mauvaises nuits et que je ménage avec soin depuis qu'il m'empêche d'aller à Saint-Cyr, Au reste , je crois que c'est vous qu'on galope à sept heures du matin, car je n'ai presque plus personne depuis que mon écuyer me manque. Mille amitiés à M. le maréchal. Madame la maréchale est beaucoup plus sérieuse qu'à l'ordinaire'.
1 . La Beaumelle met ici : <« Mais si vous vous y ennuyez, un autre y mourrait d'ennui. •