Autographe du cabinet de M. de Cambacérès
2. La Beaumelle met : « Et croyez-vous qu*à la TÔtre, Tdgalité de l'humeur suive l'uniformilé des occupations? Que vos soirées doivent Ctre longues ! On demande ici pourquoi votre musique ne se mêle pas de les égayer et de les accourcir. »
3. Voici comment La Beaumelle transforme maladroilemenl cette phrase : u Les bouts rimes sont jolis et d'un joli différenti l'un malgré le sublime, et l'autre en dépit du burlesque : vomi savez que je me cannois en ce dernier genre, »
A M. LE COMTE D'ayEN (1700). 36|
filsTabbé seroil un Père de TÉglise. Mais à propos de cardinal, le nôtre revient incessamment et je ne lui écrirai plus.
Je voudrois être près de finir mon commerce de lettres avec vous. Il n'est pas si agréable que je l'avois espéré, et l'absence est plus difficile à supporter que je ne Tavois cru; voilà comme on se trompe toujours. De qui voulez-vous savoir des nouvelles pour vous bien divertir? C'est sans doute des dames du palais, car elles sont votre foible et il y faut compatir. Madame de Dangeau ^ se fortifie au trictrac , madame de Roucy est grosse, madame de Nogaret ^st grasse, madame d'O garde le lit depuis Tabsence de son mari, pour regarder la place où il étoit et où il n'est plus. A cet endroit, on étouffe, on brûle des ailes de perdrix, on va quérir Gervais^. Madame du Châlelet est grosse, madame de Montgon est rouge, madame de Lévy est maigre, madame la comtesse d'Estrées éclate de rire, madame la comtesse d'Ayen parle en fausset, la dame d'honneur a la goutte, la dame d'atours ne dédaigne pas de tourner le fuseau^. Voilà, mon cher comte, l'état de notre petite cour
1 • Madame de Maintenon écrit : Madame d'Anjaux,