Frère du duc d'Harcourt
qu'il mange; quand il se couche; quand il se lève; à qui il parle ; le temps qu'il donne aux choses sérieuses; le temps qu'il donne à se^ plaisirs; s'ilesl gai; s'il s'ennuie S enfin tout ce que vous verrez, car certainement on s'intéresse bien sincèrement à sa grandeur et à son bonheur. Je voudrois, pour récompense de tout ce que je vous demande, pouToir vous instruire de ce qui se passe ici, où vous prenez quelque part, mais je soupçonne qu'il n'y en a pas un grand nombre. Je sais comme vous éles pour le roi^; il se porte à merveille, et je trouve qu'il est au comble de la gloire par la confiance que les Espagnols ont pour lui : je ne connois rien de plus flatteur ^ Adieu, mon cher comte, je me porte bien aussi et ne suis point au comble de la joie; je n'ai pourtant rien qui doive vous inquiéter, vous voyez que je compte sur votre amitié.
1 . La Beaumelle met : « S'ennuie-t-U autant qu'U cooTient à un Espagnol et à un roi ? »
2. La Beaumelle met : « Le roi que vous aimez tant se porte h merveille. »
3. La junte d'Espagne avait ordonné aux vice-rois et goayerneuiâ d'obéir au roi de France comme au roi d'Espagne. « Ries n'est plus lionorable pour le roi que le procédé des Espagnols, et en même temps ils ne peuvent ûen faire de plus habile pour leur monarciiie que de s'abandonner entièrement à lui. » (Dangeau^ t. Vni, p. 10.)
A M. LE DUC d'hakcourt (4704). 371