L'un des valets de chambre du roi
A M. l'arche YEQUE DE FAEIS (1695). 39
LETTRE CCCLXXV
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS «
A nne heure et demie, décembre 1695.
Je viens de voir M. le curé^ qui a fort insisté pour faire l'abbé de Charost évoque. Je lui ai dit qu'il passoit pour être comme le reste de sa famille dans toates les liaisons avec madame Guyon; il ne m'a pas paru que M. le curé compte cela pour grand'cbose, et voyant que je n'étois pas de môme, il ma dit qu'il faudroit le faire examiner par M. Tronson^. M. le curé m'a dit ensuite que M. le duc de Chevreuse étoit très-net sur toutes ces opinions-là et qu'on ne devoit pas en être en peine*.
Je vous en prie, monsieur, de ne riea confier au père de La Chaise que vous ne veuilliez qui soit su du roi et de bien d'autres. Vous serez encore assez heureux, s'il ne redit que ce qui sera^. Sur M. l'abbé deNoailles, il n'y aura qu'à dire que vous ne le nommeriez pas, si vous en connoissiez un meilleur, et que vous le trouvez trop jeune pour le proposer à tout autre évôché que Châlons.
M. le curé m'a parlé fortement sur M. l'abbé de