‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 365 sur 420 · LETTRE CXXX · texte numérisé non relu

LETTRE CXXX

LE DUC DE BOURGOGNE A MADAME DE MAINTENONS

A Marseille', le 9 marg 1701.

Je suis fort sensible, madame, à l'intérêt que vous prenez à ma santé. Je crois que présentement vous êtes hors de l'inquiétude où elle vous a mise, et que vous savez que je suis parfaitement rétabli. Je vis hier les galères dans le port, et j'en fus charmé. Je souhaite* rois bien de pouvoir les voir en mer; mais il fait ici un vent qui ne leur permet pas de sortir. Je vous avoue que depuis que le roi m'a assuré que j'irois à la guerre, et qu'il prépare tout pour cela, comme vous me l'avez mandé, je suis encore plus curieux de nouvelles qu'auparavant, quoique naturellement je le sois beaucoup. Excusez, madame, si ma lettre est si courte, mais nous sommes ici dans un endroit où je n'ai pas beaucoup de temps et où il y a toujours quelque chose de nouveau à voir; mais je vous sup* plie d'être toujours persuadée de la sincère amitié que j'ai pour vous.

LOUIS

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