‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 390 sur 420 · DE MAINTENON · texte numérisé non relu

DE MAINTENON

ALunérille, ce 15 juin 1701.

Si quelque chose me pouvoit adoucir, madame, ma cruelle douleur*, ce seroit la part que vous y prenez; à quoi j'ai été très-sensible. Madame m'a mandé comme mon frère et elle étoient comblés des bontés du roi en cette occasion; elle m'a mandé aussi, madame, comme elle étoit touchée de toutes les amitiés que vous lui avez marquées et des soins que vous avez pris d'elle. En vérité, je ne puis assez vous témoigner ma reconnoissance en mon particulier de tout ce que vous avez fait pour Madame, et vous supplier de la marquer bien au roi. N'ayant plus de protection auprès de lui, après la cruelle perte que j'ai faite, madame, de Monsieur, je vous prie de trouver bon que je m'adresse à vous pour faire quelquefois ressouvenir le roi de moi. Ayant un respect et un attachement infinis pour Sa Majesté et pour vous, madame, je vous prie d'être bien persuadée que personne ne vous estime, honore et aime plus que moi.

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