‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 391 sur 420 · A MADAME LA DUCHESSE DE \TNTADOUR · texte numérisé non relu

A MADAME LA DUCHESSE DE \TNTADOUR

Ce 27 juin 1701.

Je vous conjure, ma chère duchesse, de ne pas souffrir que Madame s'inquièle de la manière dont elle m'aura reçue; la plus grande marque de bonté qu'elle puisse me donner, selon mon goût, est la liberté, et je me croirois bien avec elle si elle me renvoyoit quelquefois, ou qu'elle ne me dît pas grand'chose. Je suis entièrement de votre avis sur les filles^ ; il y a cent raisons pour les ôter, et pas une pour les garder, et surtout n^y en ayant plus que chez vous. Le roi ne peut pas en parler le premier; mais je ne doute pas qu'il n'opine à les ôter si on lui en dit quelque chose'.

M. de La Carte me fait grand'pitié, et surtout depuis que vous m'assurez qu'il a eu de bonnes intentions^. Il me semble que M. le duc d'Orléans en use très-généreusement pour les officiers de Monsieur. J'ai été bien fâchée de la mort du confesseur de Madame, et je prie Dieu de tout mon cœur de lui en donner un qui lui fasse bien connoître'sa religion et ses devoirs. Vous êtes admirable, madame, de n'être mêlée dans rien au milieu d'une cour si sujette aux

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