‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 410 sur 420 · G CORRESPONDANCE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

G CORRESPONDANCE GÉNÉRALE

fort extraordinaire. J*en sais bien d'autres qui sont trop longues pour une lettre; cela ne surprend pas ceux qui l'ont vu mourir et qui le connoissoient à fond. Son confesseur fait une courte relation de ses vertus et de sa mort; cela est très-édifiant, et mérite d'être imprimé; je ne puis le lire sans larmes, mais en môme temps je sens bien que ce qui est là-dedans devrait les arrêter. J'ai une vraie impatience de vous entretenir sur cet aimable sujet, et de vous faire voir ses écrits et les instruments de sa pénitence. Je me fais violence pour finir ce discours, car si je me laissois aller, je remplirois bien des pages, mon cœur et mon esprit en sont remplis; mais il faut achever ma lettre en vous assurant de ma parfaite amitié. Je meurs d'envie d'aller à Ghaillotpour la Toussaint; je crois pouvoir me donner ce pauvre petit plaisir.

MARIE, REINE

Page 1