‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 409 sur 420 · Auiofjraphe tiré des archives de Mouchy · texte numérisé non relu

Auiofjraphe tiré des archives de Mouchy

peine à le croire, sachant combien de raisons nous a\ons pour le souhaiter. Nous nous portons tous bien ici, et je suis fort étonnée que les souffrances de mon pauvre cœur n'aient eu aucun effet sur mon corps; elles m'ont ôté le sommeil, et cependant je ne suis pas malade. Cette dernière nuit a été la première depuis sept semaines qui n'a pas été mauvaise. Dieu seul connoît mon état, et lui seul peut me soutenir. Je Tespère de sa .miséricorde, et je vous prie de lui demander pour moi. Si je n'avois promis à M. l'évéque d'Autun de le faire le porteur de ce que j'ai mis à part pour vous et le roi, je Taurois en* voyé l'autre jour par le duc de Berwick, car il y a longtemps que j'ai tout prêt; mais M. d'Autun m'ayant dit qu'il partiroit cette semaine, je Tai attendu ; cependant nous voici à samedi au soir, et il n'est pas encore parti ; il a mandé qu'il viendra demain prendre congé pour aller à Fontainebleau, et de là à son diocèse. Je vous enverrai une vieille bourse qu'il avoit dans sa poche quand il est tombé malade, un livre qui était son favori, et dont il se servoit tous les jours, un chapelet, du linge teint de son sang, et de ses cheveux; il y en a peu, mais je n'en ai pas davantage moi-même, car je ne pensois pas à cela pendant sa maladie, et quand je revins d'ici à Chaillot, tout le monde s'étoit emparé de tout cela, et ils ont bien de la peine à s'en défaire, car on n'appelle partout ce qui lui appartient autrement que des reliques. Je vous prie de vous faire conter par M. d'Autun comment il est guéri de la fistule qu'il avoit à l'oreille; vous y trouverez quelque chose de

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