Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès
A M. L'ARCHBYEQUE DE PARIS (4696). 6i
Heaux s*est passé entre le roi et M. le duc de ï^oailles qui vous en rendra compte.
M. de Pontchartrain vient de lire une longue et ennuyeuse interrogation de madame Guyon, où il n'y a rien qui mérite de vous être mandé.
La cassette a été ouverte , et M. de la Reynie mande qu*elle ne contient que des papiers de doctrine que madame Guyon dit être le double de ce qu'elle a mis entre les mains de M. de Meaux avant d'aller à Meaux. J'ai dit que ces papiers ne traitant que de spiritualités^ il faudroit, monseigneur, vous les envoyer; mais le roi et son ministre ont répondu qu^il falloit auparavant avoir interrogé tous ceux qu'on a pris avec madame Guyon, et avoir su d'elle ce que c'est que les commerces qu'elle a auprès de Po {sic) *, de sorte qu'il me paroîl que cette affaire va tirer en longueur et prendre un tour assez désagréable; car ne trouvant rien de nouveau, il n'y auroit pas autre chose à faire que de mettre celte femme en lieu de sûreté. On me répond à cela que les choses doivent se traiter dans les formes et que M. de la Reynie n'en manquera aucune. Gela se dit en riant, mais on ne conclut rien de sérieux. Vous pourriez, monseigneur, m'écrire une lettre que je pourrois montrer, et qui les presseroit peutêtre de vous renvoyer cette affaire. D'un autre côté, je me console de tout ceci , parce qu'il n'y a rien sur votre compte.
Je n'ai pu encore tirer une réponse sérieuse sur