‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 66 sur 420 · Manuscrits des Dames de Saint-Cyr · texte numérisé non relu

Manuscrits des Dames de Saint-Cyr

2. Madame Fagon, tante du médecin, avait élevé mademoiselle de Chateaubriand à Maubuiâson.

3. On lit dans le Journal deDangeau (18 février 1696) : « M. le marquis de Lassay épouse mademoiselle de Chateaubriand , fille naturelle de M. le Prince ; elle aura en mariage la lieutenance de roi de Bresse qui vaut 10,000 livres de rente, que le roi donna il y a quelque temps à M. le Prince, pour l'aider à la marier, et M. le Prince donne, outre cela, 100,000 francs dont il payera la rente. Le roi a témoigné à M. le Prince qu'il approuvoit fort ce mariage ; madame la Princesse le souhaitoit depuis longtemps. » Et le lundi^ 5 mars : « M. de Lassay épousa à Paris mademoiselle de Chateaubriand; la noce se fit à l'hôtel de Condé, et fut trèsmagnifique. M — On trouve un grand nombre de lettres d'amour de M. de Lassay à mademoiselle de Chateaubriand dans le Recueil de différentes cliosts, t. II, et en tête de ce volume la note suivante : « M. de Labsay eut bien des traverses à essuyer avant que

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paru fort aimable, l'esprit brille sur son visage^ elle est timide, et je Ten estime davantage. Madame la Princesse la présenta au roi dans ma chambré ; lé cœur lui battoit; vous entendrez bien que c'est de madame de Lassay dont je parle; mais revenons à vous, madame.

Je suis ravie de ce que vous êtes mieux; j'ai dit à madame la Princesse mes raisons pour que vous ne sortiez point de Maubuisson, si vous pouvez vous en passer. Je voulois lui proposer l'entrée de madame de Ganteleu qui seroit plus propre à réformer un couvent qu'à le gâter, mais M. le Prince vint se mettre en tiers et se rendit maître de la conversation. Voilà madame de Guise * morte en quatre jours et nous vivons encore ! nous ne devrions penser qu'à nous préparer à mourir. Madame la Princesse ne parle que de l'augmentation de votre piété; si cela est, vous n'êtes pas mal avec Dieu, car il y a longtemps que

(le conclure cette alliance; des rapports vrais ou faux indisposèrent contre lui M. le Prince. Ces obstacles ne servirent qu'à donner plus de vicacité à sa passion, et il réussit à les surmonter. Madenaoiselle de Ctiàteaubriand seuibloit alors le payer de retour ; mais lorsque le maria^^e l'ut prêt à être conclu, elle parut n'avoir plus que de l'indifférence ; et enfin lorsque tout fut terminé, le marquis, toujours amoureux, mais toujours traité avec beaucoup de froideur, se vit contraint de se séparer de sa femme au bout de quelques années. Cette dame mourut le 10 mars 1710. » — Madame de Lassa.v esl surtout connue par un mot spirituel sur madame de Maiutenon, et que rapporte madame de Caylus. Nous l'avons cité t. 1, p. 87.

1 . Madame de Guise était fille de Gaston d'Orléans, frère de Louis Xill. Elle était née en i646 et mourut le 17 mars 1G96. « Elle est morte, dit Dangeau, dans la tranquillité d'une personne qui a mené une vie aussi innocente que celle ([u'elle menoit. »

VOUS le servez. Madame de Monlchevreuil est souvent malade; je me porte fort bien, et j'en suis toujours étonnée. Vous souvenez- vous de Baudart, Yeilleine, etLastic^? Elles veulent être Carmélites. Sainte Thérèse prend toutes nos filles; il n'importe pas du chemin, pourvu que nous les menions à Dieu. Je vous embrasse, ma très-chère, et je serois ravie de causer avec vous ; mais il faut s'en passer et ne rien désirer sur la terre.

LETTRE CCCXCXIX

NOTE PRÉLIMINAIRE

« Madame de Miramion se nommait Bonneau, et avait

épousé M. de Beauharnais, seigneur de Miramion, conseiller

au Parlement, de qui elle n'eut qu'une fille, madame de Nes-

mood. Bussy-Rabuiin, qui en devint amoureux après la mortde

son mari, la fit enlever pour l'épouser, mais il n'y put réussir,

et cette femme vertueuse consacra le reste de ses jours à des

établissements vraiment utiles ; elle mourut âgée de 66 ans. »

(Note du duc de Luynes dans le Journal de Dangeau, t. V,

p. 384.) — Dangeau ajoute : « C'est une grande perte pour

les pauvres, à qui elle faisoit beaucoup de bien; elle avoti

travaillé à de bons établissements de charité, qui presque

tous avoient réussi. Le roi Paidoit beaucoup dans les bonnes

œuvres qu'elle faisoit, et ne lui refusoit rien. » — Voir aussi

Saint-Simon, t. II, p. 450.

La lettre suivante fut écrite par madame de Miramion, la veille de sa mort, et remise à madame de Maintenon par madame de Nesmond, fille de madame de Miramion.

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