‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 71 sur 420 · A H. DE VILLETTE · texte numérisé non relu

A H. DE VILLETTE

^vez, et qyç je vou^ dirai samedi à Saint-Cyr, pour croire M. Talbot tout autre homme que ce que je vous avois dit au commencement de noire conversation. Mais je le laisse avec la réputation du roi , mon mari, entre les mains du roi qui, sans doute, voudra en avoir encore un plus grand soin, puisqu'il est absent et qu'il ne peut pas parler au roi lui-même. Mais je suis sûre que cet outrage le touchera autant qu'il m'a touchée, quoique peut-être il ne le fera pas tant paroître ; car pour moi j'en suis outrée et ne le sanrois dissimuler. Je me fie à votre amitié dans celte affaire4)our nous obtenir justice. Vous avez toujours été la meilleure de mes amies, mais dans cette occasion vous avez été la seule. Achevez ce que vous avez si bien commencé, et faites voir h tout le monde que vous avez eu raisou, quand vous avez soutenu que le roi, mon mari, n'étoit pas capable d'être ingrat. Je la suis aussi peu que lui. Jugez par là quelle obligation je vous aurai, si, par votre moyen, je vois le roi, mon mari, justifié, et tout le inonde convaincu que le roi ne permettra jamais que Tan nous outrage impunément.

MARIE, REINE

LETTRE CDP

Page 1