‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 72 sur 420 · M. de Villeite ayant perdu sa première femme^ épousa en · texte numérisé non relu

M. de Villeite ayant perdu sa première femme^ épousa en

et si VOUS saviez à quel point j'en suis touchée, vous verriez que la peine que vous me donnez n'a pas diminué l'amitié que j'ai toujours eue pour vous. C'est par cette même amitié que je vous conjure de bien considérer ce que vous allez faire si vous abandonnez Mursay ; vous serez dans la nécessité de demeurer à Paris; votre femme est belle, N... est dangereuse ; elles seront naturellement liées, et je crains pour vous une suite de déplaisirs plus cuisants que ceux que vous avez. Je sais que madame votre femme est sage; mais je connois aussi le danger des occasions; et que Paris est tourné de manière que les pères, mères et maris voudroient leurs filles et femmes à Versailles, comme en un lieu de sûreté, par rapport à la dépravation de Paris. C'est par amitié encore une fois que je vous conjure de faire vos réflexions sur un article dont le repos de votre vie dépend.

secondes noces, le 3 avril 1695, mademoiselle Deschamps de Marsilly, née en 1675, entrée à Saint-Cyr en 1686, sorUe de cette maison en 1690, et placée par madame de Mainlenon dans la communauté des tilles de madame de Miramion. « Elle est fort jolie et n'a nul bien, dit Dangeau. M. de Villette a attendu que M. de Mursay, son fils, fût marié, pour conclure cette affaire. » Il avait 63 ans, étant né en 1632. 11 mourut en 1707, laissant trois enfants de sa deuxième femme. Sa veuve épousa, en 1725, lord Bolingbroke, et mourut en 1 750. Nous en parlerons plus loin.

A M. l'archevêque DE PARIS (4696). 85

LETTRE CDU

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS «

Saint-Cyr, ce 1 ayril 1696.

Messieurs des missions étrangères m'ont parlé sur madame de Nesmond, comme espérant qu'elle entrera dans une partie des bonnes œuvres de feue madame de Miramion; elle doit me venir voir et on veut que je l'exhorte sur ce pied-là. Ce n'est pas à moi à exhorter les autres*, mais je crois devoir tout simplement faire ce qu'on me dit; c'est de vous, monseigneur^ dont je dois recevoir les ordres et la mission ; personne ne peut le faire avec plus de soumission que moi.

Le roi me demanda hier au soir à qui il donne* roit l'argent qui passoit par les mains de madame de Miramion. Je lui dis d'attendre encore quelques jours et que je lui rendrois réponse. Madame la princesse d'Harcourt me mande qu'elle a bien des choses h dire sur madame de Nesmond. Il faudra l'écouter. Madame de Pontcharlrain me dit hier quil falloit engager madame de Nesmond à entreprendre d'imiter sa mère autant qu'elle en est capable'. Les pauvres de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle m'écrivent pour me prier que le roi charge quelque dame d'avoir

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