‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 79 sur 420 · Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès

2. Dangeau dit : « Le roi fut fort louché du père Séraphin; il le trouva un des meilleurs prédicateurs -qu'il ait jamais entendus. »

de Caylus ^ pour aumônier. Nous eûmes ensuite une longue conversation. Je vis que le roi n'est pas si docile que je le croyois, et que le bon père lui donne de très-bons conseils ; il m'exhorta à le prêcher en m'assurant que personne ne le pouvoit mieux que moi. Nous nous excusâmes l'un l'autre, et nous étions de même avis. Mais j'allai parler d'amour de Dieu, et là-dessus, on me voulut persuader qu'il y en avoil un très-parfait dans la crainte : ainsi nous nous séparâmes après avoir un peu disputé.

Il est charmé des dispositions de Monseigneur;

LETTRE CDVII

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS *

AMarly, ce 2 7 airril 1696.

Je suis ravie de voir une lettre datée de Conflans et de penser, monseigneur, que vous vous y reposez un peu.

J'ai vu finir vos affaires avec bien de la joie. M. le maréchal de Noailles et M. le cardinal de Bouillon m'ont assurée l'un et Taulre qu'ils étoient contents.

Il n'est pas possible, monseigneur, que le roi ne montre les avis qu'il reçoit, surtout quand il y veut remédier, car l'ordre doit passer par le secrétaire d'État qui est chargé de ces sortes d'affaires. Je ne sais pas comment il aura parlé à M. de Pontchartrain,

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