‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 81 sur 420 · Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès

2. Jésuite qui avait été appelé à Versailles par M. de Noaille#, soit pour être le confesseur du duc de Bourgogne, soit pour rem- |ilacer le père de La Chaise.

3. U parait qu'un petit complot avait été formé entre madame de Maintenon et l'archevêque pour évincer le père de La Chaise. Il ne réussit pas.

A M. l'abcheveque pe pabis (4696). 95

hautement de tous côtés, et ceui^ qui aiment la paix sont à plaindre. J'ai vu M. de Meaux, et de quel côté que je me tourne, je ne vois que croix et obstacles aa bien. J'ai dit au roi que je vous ai entendu dire que vous voudriez que ce bon père passât ici, et que vous seriez ravi de le voir, et que je le visse; et du reste, j'ai paru tout ignorer. Je ne sais que vous conseiller là-dessus, monseigneur. Je vois tous les gens de bien se partager. Si le roi est de bonne foi, il sera bien embarrassé de prendre Je bon parti ; s'il est peu touché, il va avoir de beaux prétextes pour en demeurer où il est. Le parti le plus naturel, ne seroil-il pas de m' écrire une lettre qui ne contiendroit que ces mots : « Le père Émerique est ici ; vous savez Je bien que je vous en ai dit; voudriez-vous en juger vous-même ou à Saint-Gyr ou à Versailles; » et du reste, quelque autre chose que je pourrois montrer ? Soyez sur vos gardes ; ne m'écrivez rien de mystérieux; nous somnâes épiés de tous côtés; et si Dieu ne me soutenoit, je serois désespérée d'être attachée où je suis. Faites part de cette lettre, monseigneur, à M. l'évéque de Chartres,

LETTRE CDIX

A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS»

Samedi, ce 5 mai 1696.

Je verrai le père Émerique quand il vous plaira, monseigneur, je voudrois que ce pût être demain ou

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