‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 94 sur 420 · Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès · texte numérisé non relu

Autographe du cabinet de M. le duc de Cambacérès

2. La BeaumeUe ajoute ici tout un dialogue qui a été répété par tous les historiens : u Un roi fait l'aumône en dépensant beaucoup et à propos. Je lui réponds : Gela est vrai ; mais tant de gens que vos guerres, vos bâtiments et vos maîtresses ont réduits à la mendicité par la nécessité des impôts, il faut bien les soulager aujourd'hui. Nommez cela pension ou aumône; mais il

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vois, en effet, que sur son plaisir qu'il pourroit prendre, et ce plaisir est son jardin ; il n'y fait que des dépenses médiocres.

Fournissez-moi des raisons, monseigneur, s'il y en a de meilleures que les siennes. Il ne m'a dit qu'un inot sur le père de La Tour : il éloit en si mauvaise humeur ce jour-là , que je crus devoir le ménager.

Les dames se donnent assez de mouvement pour être auprès de madame la duchèsâe de Bourgogne*, monseigneur, pour que vous puissiez faire parler madame la duchesse de Noailles sur madame de Gréqui, la duchesse du Lude ou la duchesse de Ventadour. La dernière est séparée d'avec son mari. Sa réputation n'est pas sans tache; elle traîne une mauvaise suite dans sa famille ; elle est toute liée à Saint-Cloud dont on voudroit éloigner la jeune princesse ^.

est bien jusle que ces malheureux vivent par vous, puisqu'ils ont été ruinés par vous-même. Si ce n'est pas une àunïône. c'est une restitution. » — Il n'y a pas un mot de tout cela dans la lettre autographe.

1. Nous avons vu que l'une des conditions du traité fait avec le duc de Savoie était le mariage de sa flile aînée, Adélaïde, avec le duc de Bourgogne. Celte princesse n'avait que onze ans et devoil être élevée en France; mais on lui formait une maison, et les dames a se donnoient du mouvement » pour être auprès d'elle.

2. On peut voir dans les Lettres de madame de Sévigné (t. VI, p. 52), à la date du 16 octobre 1679, l'aventure qui força madame de Ventadour à se séparer de son mari et qui fait dire à madame de Maintenon : « Sa réputation n'est pas sans tache. » Cependant elle devint dame d'honneur de Madame , madame de Maintenon en fit Tune de ses amies les plus familières, et plu» fard, la gouvernante des enfants de France.

A M. l'archevêque de PARIS (4696). 107

Vous avez trop de verlu, monseigneur, pour qu'on ne puisse pas vous tout dire sans aucun ménagement. L'abbé Testu prétend que vous ne vous taxez pas à la proportion des autres ^ Je sais répondre ea général h ces discours, mais si vous voulez m'ins* traire, je répondrai encore mieux.

Les ennemis paraissent vouloir tenter quelque chose. On seroit honteux de prier publiquement; mais je crois, monseigneur, que vous priez et faites prier autant qu'il vou$ est possible.

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