Autographe du cabinet de M. le duc de Gainbacérè
pide pour confesseur de la princesse ; et ordonnez au Père de La Chaise de consulter M. l'archevêque qui estime fort certains sujets de la compagnie*. Il me dit : Informez-vous de quelque chose de bon, et je le demanderai. Me voilà donc en état, monseigneur, de vous consulter à notre première entrevue.
Ne venez point ici ; on a regret de tout le temps qu'on passe hors des jardins; on n'ira plus à Trianon. Nous irons, s'il plaît à Dieu, à Versailles samedi. Nous y serons environ huit jours, et de là à Meudon.
Je m'aperçois avec plaisir que le roi reprend son ancienne familiarité avec M. votre frère.
LETTRE CDXXIII
A M. L'ARCHEVÊQUE DE PARIS *
A Saiat-Cyr, 1 4 août 1 696.
Je ne puis vous exprimer ma joie, monseigneur, voyant ce que Dieu fait dans le cœur du roi pour vous. Il y a déjà longtemps que je m'aperçois qu'il s'approche de vous, que la confiance augmente, ou, pour parler plus juste, qu'il se rassure sur vous : Car il vous estimoit, vous goûtoit, quand vous étiez M. de Ghâlons; mais, monseigneur, il ne se peut taire du premier mouvement qu'il a vu en vous au
1 . 11 était d'usage de ne prendre les confesseurs des princes et princesses que dans la compagnie de Jésus.