‹ Correspondance générale publiée pour la première fois sur les autographes et les manuscritsChapitre 97 sur 420 · ÀuiO(jraphe du cabinet de M. de Cambacéfès · texte numérisé non relu

ÀuiO(jraphe du cabinet de M. de Cambacéfès

A MADAME DE SAINT-GÉRAN (4696). iOQ

dernier discours qu'il vous a fait. Il en est édifié au dernier point : je ne le suis pas moins que lui. Je lui dis combien vous avez toujours été ferme sur la résidence, et que vous n'aviez jamais consenti que M. de Cambrai demeurât précepteur, et devint archevêque en même temps. Le roi est naturellement exact et sévère : ainsi ces maximes sont de son goût; il vous voit ferme en même temps qu'on vous accuse d'être trop doux. Ne croyez pas, monseigneur, que ce soit là un mauvais ofTice auprès de lui. Il craint les naturels rudes et âpres, quoiqu'il les veuille fermes. Dieu fait bien toutes choses et les dispose, ce me semble, pour le salut du roi, dès qu'il rapproche de son pasteur. Après cela, je n'aurai qu'à mourir en repos ^ Continuez d'attaquer ce qu'il y a de mauvais dans les jésuites avec votre douceur naturelle, en le chargeant lui-même quelquefois de leur parler. Je ne sais peut-être ce que je vous dis, car, en vérité, je fais tout avec précipitation. Pardonnez toutes mes fautes.

LETTRE CDXXV (La B.)

NOTE PRÉLIMINAIRE

Cette lettre ne se trouve que dans la collection de La Beaumelle (édit. de Nancy, t. II, p. 52; ëdit. d'Amsterdam, t. II, p. 145.) Louis Racine Tannote : m'est très-inconnue. Elle est inventée.

La lettre est datée de Maintenon le 24 août; or le 24 août,

1 . La Beaumelle ajoute : « Sûre qu'entre vos mains mon roi deviendra agréable à Dieu. »

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