‹ Correspondance inédite, 1819-1868; avec une notice biographique par Daniel BernardChapitre 14 sur 91 · Gazette musicale, année 1843, p · texte numérisé non relu

Gazette musicale, année 1843, p

NOTICE si'R m; ni. 10 7, . W

En juin 18i3, Berlioz revint h Paris pour s'occuper d'un opéra, la Nonne sanglante, qu'il n'acheva jamais II trouva chez lui, en rentrant, un ordre de l'empereur de Russie, lui enjoignant d'arranger des plains-chants grecs à seize parties, en quadruple chœur. Vers la même époque, il fut nommé membre de l'Académie romaine de Saintc- Cécili", puis il reprit ses concerts. Concert à la salle Herz (.'? février 18 ii) et première audition de l'ouverture du Carnaval romain; concert spirituel à l'Opéra-Comique, le samedi saint, 6 avril; concert aux Italiens, oiî il s'emporte contre deux dames qui causaient dans une loge tandis qu'un ext'outait la Marche des Pèlerins i; enfin concerts au palais de l'Industrie et au Cirque des Champs-Elysées (janvier ISio). Là, fut joué un morceau dont nous avons complètement perdu la trace : l'ouverture de la Tour de Nice, écrite par l'auteur, pendant un séjour de quelques semaines dans un vieux donjon, sur le bord de la mer. Le morceau était, paraît-il, tout à fait bizarre, entrecoupé de sifflements, de hurlements, de cris de chouettes, de bruits de chaînes. Il ne plut guère à l'auditoire et l'auteur fut sans doute du même avis que ses juges, puisqu'il remplaça sur l'affiche l'ouverture de la Tour de Nice par le Désert de Félicien David, artiste charmant, frais éclos, et qui n'en étail plus à faire juuer, sous la direction de Valentino, des nonetti pour instruments à piston 2.

Après l'Allemagne du Nord, Berlioz visita l'Autriche. « Nos dames, écrivait un Viennois, portent des bracelets, des bagues et des boucles d'oreilles à la Berlioz, c'est-àdire avec soi portrait 3. » Les peintres recherchaient l'hon-

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