‹ Correspondance inédite, 1819-1868; avec une notice biographique par Daniel BernardChapitre 18 sur 91 · Gazelle musicale, année 1867, h · texte numérisé non relu

Gazelle musicale, année 1867, h

f)2 NOTICE SUR nERI-IOZ.

à Berlioz, n'est-ce pas? Vous avez beau ne pas vous entendre avec lui, vous savez aussi bien que moi que c'est un musicien... — Un grand musicien certes (et le petit Adam rajusta ses lunettes sur son nez), un très grand, très grand... Seulement, il fait de la musique ennuyeuse; s'il voulait, il en ferait d'autre... il en ferait tout aussi bien que moi!... »

Ce fut une scène digne de Molière i.

« Mais, parlant sérieusement, dit Adam, Berlioz est un honnno d'une grande valeur. Je vous donne l'assurance, que, après Clapisson. auquel nous avons tous déjà promis, Berlioz aura le premier fauteuil vacant. »

L'institut nomma Clapisson.

Hélas! bizarrerie du sort: Adam mourut. Le pays fit une grande perte. Le premier fauteuil vacant fut le sien et ce fut Berlioz qui l'occupa. Il fut élu par dix-neuf voix contre six données à Niedermeyer, six à Charles Gounod et deux à Pan.seron. MM. Leborne, Vogel et Félici(!n David s'étaient présentés aussi. Ce dernier échec de Félicien David contre Berlioz rendit Azevedo, ce critique de mauvais aloi, furieux contre Berlioz 2.

De 18S6, année où nous sommes arrivés, à 18G3, année des Troyens, nous ne distinguons pas dans la vie du compo.siteur un grand nombre d'événements importants. Il organise, chaque année, un fj lival à Bade; il y fait représenter son ravissant opér.i de Béatrice et BénédicI ; la jeunesse de la ville de Gior (en allemand : Ra.-ib) lui envoie une adresse de félicitation; les artistes du Conservatoire de Paris lui font une ovation, ])eu de temps après le Tannhaiiscr ; le Grand -Théâtre de Bordeaux s'avise de jouer

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