‹ Correspondance inédite, 1819-1868; avec une notice biographique par Daniel BernardChapitre 20 sur 91 · f,oHre de M. Asgor llammcrik à l'auteur do la Notice · texte numérisé non relu

f,oHre de M. Asgor llammcrik à l'auteur do la Notice

NOTICE SUR UKRLIOZ. Vil

d amour paternel. Que de bons conseils il tloiinait à son enfant chéri : « Tu os jeune, tu es fort, ne to laisse ])as aller à l'ennui, au découragement, et songe qu'avec les avantages que tu as et la santé, on peut surmonter bien des obstacles i. » — « Cher Louis, écrivait-il encore à propos de certaines fredaines déjeune homme, tu ne trouveras jamais en moi un censeur tartufe de morale -... » « Figure-toi que je t'ai aimé même quand tu étais tout petit; et il m'est si difficile d'aimer les petits enfants! Il y avait quelque chose en toi qui m'attirait. Ensuite cela s'est affaibli à ton âge bète, quand tu n'avais pas le sens commun ; et, depuis lors, cela est revenu, cela s'est accru, et je t'aime comme tu sais, cela ne fera qu'augmenter... Ah! mon pauvre Louis, si je ne t'avais pas 3!.,. » L'année suivante, hélas! il le perdait, ce fils adoré, et il se replongeait, fou de douleur, dans l'anéantissement, dans le silence, dans la nuit.

Vainement essayait -on de lui proposer des distractions : « Mon cher Damcke, répondait-il à une invitation, je me donne le luxe de rester couché. Ainsi, excusezmoi auprès de S... si vous le voyez. J'ai pris mon parti; je ne veux plus subir aucun genre de servitude; je no veux plus rien entendre de force; rien louer de force. Qu'on me laisse mourir tranquille. Je vous pardonne seulement de me forcer à vous aimer*... »

Une artiste dont il aimait le talent, mademoiselle Bockholtz-Falconi, parvint cependant à l'arracher à la tnrj)eur oh il se complaisait en le mettant en relations avec M. Herbeck, maître de chapelle de la cour à Vienne, qui

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