AVANT-1»R0P0S IX
cier tout ce qu'il y avait chez Mill de chaleur d'âme et de véritable tendresse, en même temps que de vaste puissance intellectuelle.
Nos relations ont eu une grande influence sur sa vie (lui-même l'atteste dans son Autobiographie) et aussi sur la mienne. Dans une certaine mesure, c'est moi qui lui ai ouvert la France comme il m'a ouvert T Angleterre.
« Ce qui nous rapprochait, ce n'étaient pas des idées abstraites, c'étaient notre nature et nos désirs à' apôtres, . .
« Mill a sincèrement reconnu ce qu'il devait au Saint-Simonisme et il l'a bien caractérisé dans ce qu'il en a dit dans Y Autobiographie. J'ai retrouvé ces sentiments dans des lettres que j'ai encore et dont il y aurait à tirer des pages qui ne seraient pas sans intérêt.
« Un point de dissidence entre nous a été sa négation de toute croyance religieuse...
« 11 y a eu chez Mill quelque chose de plus grand encore que l'intelligence, c'était le cœur. Tous ceux qui l'ont connu de près lui ont rendu ce témoignage bien mérité... »
En 1828, mon père (alors âgé de 24 ans)
dbyGoogk