‹ Correspondance inédite avec Gustave d'Eichthal (1828-1842)-Chapitre 30 sur 33 · Dans le journal VOpinion nationale. E. cl'E · texte numérisé non relu

Dans le journal VOpinion nationale. E. cl'E

202 LKTTRES DE S. MILL

de la faire suivre par d'autres lettres ou s sur le Saint-Simonisme.

t à vous,

J. S. MlLL.

XXIle LETTRE

Avignon, le 5 mai 1865.

voudrais bien, mon cher d'Eichthal, pouvoir ire à votre lettre comme M. Blackie, par tire en grec :... TIoXXsj 73 xal BsT* irSi Tzxno; , 0) ?•).£, g:jXs(;jLr,v av. Assurément la nation le vous doit de la reconnaissance ainsi 1. Duruy. Du reste, elle me semble déjà vancéo dans le chemin de la restauration naticale de son ancienne langue. Jugez do tisfaction quand j'ai vu, dans la rédaction nouvelle Constitution, qu'elle avait repris ision complète du cas datif. Après cela, il i reste guère à reprendre que l'infinitif, très importante, mais nullement plus diflîregagner.

re nouvelle brochure ne m'est pas encore me, mais un paquet va venir qui la con-

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liendra. Je lâcherai de faire en sorte qu'il soit question de toutes les deux, non seulement dans la Revue de Westminster, mais peut-être ailleurs... J'essaierai de vous voir en tmversant Paris, dans deux mois d'ici, bien que je n'y compte rester que quelques heures.

Avez-vous vu Tarticle du dernier numéro de la Revue de Westminster sur l'Evangile de Saint- Jean ? 11 ne vous offre probablement rien de nouveau, puisqu'il se donne comme résumé des travaux de l'école de TubingueV

Tout à vous.

J. S. MiLL.

XXllIe LETTRE

Saint- Véran, Avignon, le 23 mai 1865.

Merci de votre brochure* et des deux journaux

2. Mon père avait en 1863 publié Les Evangiles, examen critique et comparatif des trois premisrs évangiles. — E. d'E.

1. Sur l'usage pratique de la langue grecquj comme langue internationale. — E. d'E.

grecs de Trieste. La première me fait désirer la complétion (sic) de Touvrage dont elle forme le commencement. Les derniers montrent bien l'enthousiasme que votre proposition excite très naturellement chez les esprits helléniques. Je lis assez facilement le grec moderne, à quoi, en effet, il suffit de posséder une certaine connaissance de la langue ancienne et d'avoir lu une grammaire quelconque de la moderne ; car dans le vocabulaire, tout ce qui n'est pas grec ancien est une imitation assez drôle des mots occidentaux et surtout français. Je n'ai jamais ri de meilleur cœur que lorsqu'à ma première visite à la poste aux lettres d'Athènes, je vis devant moi une affiche commençant par ces mots: *H ysvivcy; 8i£u6uv7'.; Ttov ^EXXr^v'.xwv iT[i.o;y.a2>£'.(«)v E!$o-0'.£T.

Il serait sans doute difficile de faire dans la langue ordinaire la restauration grammaticale que vous proposez; mais après tout ce que les Grecs ont déjà fait dans ce genre, il ne faut désespérer de rien. D'ailleurs l'instruction que reçoivent à peu près tous les enfants (au moins mâles) dans l'ancienne langue, rend ces changements beaucoup moins difficiles, puisque les formes restaurées seraient tout d'abord comprises.

... Ce serait une bonne fortune pour moi que

de VOUS voir à Avignon, mais, pour le moment, je n'en ai guère l'espoir, car je me propose de partir en cinq jours pour une tournée dans les Cévennes et en Auvergne, après quoi je ne serai ici que pendant deux ou trois jours au commencement de juillet, avant de partir pour l'Angleterre, où je passe habituellement la moitié de Tannée. L'élection de Westminster n'est pour rien dans mon retour. Cette élection se fait absolument sans moi. Je ne compte pas du tout sur le succès, mais s'il arrive, il en sera d'autant plus honorable pour moi et pour les électeurs.

Je vous serre la main.

J. S. MlLL.

XXIVc LETTRE

Saint- Véran, Avignon, le 26 octobre 1865.

Mon cher d'Eichthal,

Je vous remercie très sincèrement de l'envoi de votre travail sur la question des origines américaines.

... Tous m'avez écrit de Vienne une bien

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aimable lettre, à laquelle je n'ai pas répondu alors à cause de Tiiicertitude de voire adresse et encore plus par la multitude de mes occupations. Celte dernière raison m'a également empêché de remercier votre frère du bon et amical billet qu'il m'écrivit lors de mon élection. Je vous prie tous deux d'agréer mes excuses et de croire que je n'en suis pas moins sensible à ces marques d'amitié. Plus on s'avance dans la vie, et plus on tient aux vieilles amitiés, môme lorsque l'éloignement physique en fait une jouissance surtout de pensée et de conscience.

Je me réjouis que vous vous occupez fortement de votre Saint-Jean. Si cette partie est relativement à la hauteur de la première, vous aurez fait un des plus importants ouvrages sur un des plus grands sujets.

Tout à vous

J, S. MiLL.

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