XVI AVANT-PROPOS
Évangiles qu'il venait de lire à Avignon, où il a acheté une petite maison près du tombeau de sa femme... puis nous avons parlé du livre de Littré sur Auguste Comte, de ses sentiments sur Littré et sur Comte, de Tinfluence que j'avais eue sur lui en lui faisant connaître le premier travail de Comte... »
Depuis 1864 jusqu'à la mort de Mill, la correspondance entre mon père et lui reprit son ancienne activité, sinon son ampleur de naguère, et on trouvera de nombreux billets datés de cette époque. Les derniers, depuis 1864, ont été écrits en français. Stuart Mill était dès son enfance familier avec notre langue qu'il avait parlée pendant des séjours prolongés en France. A partir de 1859, il revint presque chaque hiver à Avignon, auprès du tombeau de la compagne à laquelle il a, dans \ AutoblographiSy consacré de si émouvantes pages, qu'il a en tête de la Liberté^ appelée « l'inspiralrice, et en partie Fauteur de ce qu'il y a de mieux dans mes ouvrages. »
J'eus moi-même, encore bien jeune, et déjà pénétré cependant de plusieurs des œuvres