‹ Correspondance inédite dʹ Auguste ComteChapitre 1 sur 25 · UNE LETTRE A M. GONDINET · texte numérisé non relu

UNE LETTRE A M. GONDINET

A Monsieur GONDINET,

Professeur de Mathématiques,

n° ^8, rue du Dragon, F. S. G.

Paris, mercredi matin, 4 novembre 1829 (8 heures).

Je viens de terminer, mon cher Gondinet, la rédaction de mon discours d'ouverture, je suis occupé à la mettre au net pour l'impression. Vous me rendrez un vrai service si vous pouvez disposer d'un moment convenable pour en informer M. Julien. Quoique ce n'ait pas du tout été ma faute, et qu'il y ait eu, au contraire, grand préjudice pour moi de toutes les manières, je suis tellement honteux de lui avoir si longtemps fait attendre ce travail que je n'ose me présenter chez lui moi-même pour l'en informer avant votre visite préalable d'avertissement. Je vous prie de le lui expliquer positivement. Vous pouvez lui assurer que je lui apporterai ce discours après-demain matin. Je vous prie de vouloir bien faire tous vos efforts pour obtenir positivement qu'il soit inséré dans le cahier de novembre, car j'y attache la plus grande importance sous plusieurs rapports. Je vous confierai entre autres, en vous

priant de n'en rien dire à aucune autre personne absolument qu'à M. Julien, que je vais faire le mois prochain mon cours à l'Athénée. Si le discours est inséré dans le numéro de novembre, il paraîtra, suivant les habitudes de la Revue encyclopédique, immédiatement quelques jours après que je l'aurai prononcé à l'Athénée, ce qui est pour moi d'un grand prix, comme j e vous l'expliquerai quand j 'aurai le plaisir de vous voir. Adieu, mon cher Gondinet, je vous recommande instamment ma demande. Excusez-moi, si j'ai pris la liberté de vous écrire à ce sujet au lieu d'aller vous voir; je suis tellement pressé de travail que je ne pourrais faire autrement.

Mille amitiés de votre tout dévoué, A" Comte.

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