‹ Correspondance inédite de BuffonChapitre 118 sur 133 · CCCLXXVI · texte numérisé non relu

CCCLXXVI

Note l,p. 236. — Voy. surTrécourt la note 1 de la lettre cxxxv, t. I, p. 433.

Note 2, p. 236. — Buffon eut, en effet, lieu d’élre satisfait. Trécourt exécuta avec exactitude et intelligence le travail qui lui avait été confié. J’ai retrouvé, parmi ses papiers, une lettre de l’abbé Bexon, dans laquelle il lui adresse des éloges sur la manière dont il a compris et exécuté ses instructions. Cetle lettre, qui décèle au plus haut point un esprit exact et consciencieux, témoigne en même temps du soin avec lequel l’abbé Bexon s’acquittait des minutieux détails dont il était chargé. Elle est ainsi conçue :

« 4 janvier 1782. — Je fais mes sincères compliments et souhaits de bonne année à M. Trécourt, en lui renvoyant, de la part de M. le comte de Buffon, le cahier A de la Concordance. Il est en général trèsbien, et M. Trécourt a conçu à merveille l’ordre complètement alphabétique, d’abord pour la première, puis la seconde, puis la troisième lettre, et ainsi jusqu’à la dernière de chaque mot, qu'il est essentiel d’y observer. Il ne reste qu’à y mettre la plus scrupuleuse attention ainsi que la plus grande exactitude à coter sur chaque mot le volume et la page, parce qu’une faute échappée là-dessus serait irréparable. Au reste, dans ce genre de travail, le second chaîner est plus facile que le premier et le troisième encore plus, et le premier doit servir comme d'étude aux suivants. Par exemple je prierai M. Trécourt de remarquer à la page 10 qu’.,4macones au pluriel ne doit venir qu’après tous les Amazone au singulier, à cause de l'S; à la page 11 , gu' Ampelis tertia doit être après Ampelis purpurea; page 13, Apos indica après Apo$ et njpseliis;dc même, à la page 18, ’,\3T5iXo;en grec était devant i4s<erios,-je l’ai mis à sa place; il en est de même de quelques autres petits articles : les mots Arcuata, Arguata et .iu-Vogcl étaient passés. Il faut prendre tout le soin possible pour qu’il n’en échappe aucun. Et afin qu’on puisse, dans un nouveau travail, interpoler tous les mots que doit fournir le neuvième volume, mon avis est de ne mettre dans chaque page du même format ci-joint, qui est très-bon, de n’y mettre, dis-je, qu’une seule colonne, laissant l’autre en blanc pour l’insertion des mots du dernier volume, qui ne peut se faire que son impression

NOTES ET ÉCLAinCISSEMENTS.

ne soit finie, et que je me chargerai moi-mème d’y placer. Voilà ce que j’avais à dire à M. Trécourt au sujet de ce travail, et je finis par répéter qu'on ne pouvait le mieux confier qu’à son intelligence et à son exactitude, et c’est avec le plus grand plaisir que je lui renouvelle les assurances de toute mon amitié.

< Bezon. >

Note 3, p. 237.— Buffon avait débuté, ainsi qu’on Ta déjà remarqué précédemment (note 4 de la lettre clxix , t. I , p. 498), par des expériences sur la force des bois et le meilleur aménagement des forêts. Lorsqu’il fut devenu propriétaire d’une grande étendue de bois, il continua ses expériences en leur donnant un grand développement, sans même se demander si scs intérêts pouvaient en souffrir. En 1781, il s’occupait encore de ces études pratiques. Il faisait alors défricbpr de vastes étendues de terrains, sur lesquels il créait des pépinières, et introduisait dans la culture des forêts des essences nouvelles. La nature de ces travaux désignait nécessairement Buffon comme membre de la Société d’agriculture, fondée en 1761 dans le but d’encourager, en la propageant, la science agricole. 11 en fit partie en effet lors de sa fondation; et, en 1788, Bressonnet, secrétaire perpétuel, prononça son éloge devant cette compagnie.

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