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Note 1, p. 128. — Houdon envoyait à Buffon plusieurs exemplaires en plâtre du buste qu'il avait exécutés pour l’Impératrice de Russie. Il en a été tiré un très-petit nombre, et ils sont fort rares aujourd’hui.
Note 2, p. 129. — Buffon, qui adopta pour ces sortes d'oiseaux le nom de pétrels, en explique ainsi l’étymologie :
< Pourvus de longues ailes, munis de pieds palmés, les pétrels ajou-
NOTES
tenl à la légèreté du vol, à la farilité de nager, la singulière faculté de courir et de marcher sur l’eau, en effleurant les ondes par le mouvement d’dn transport rapide, dans lequel le corps est horizontalement soutenu et balancé par les ailes, et où les pieds frappent alternativement et précipitamment la surface de l’eau; c’est de cette marche sur l’eau que vient le nom pétrel; il est formé de peler, pierre, ou de pétrille, pierrot ou petit-pierre, que« les matelots anglais ont imposé à ces oiseaux, en les voyant courir sur l’eau comme l’apôtre saint Pierre y marchait. »
Note 3, p. 129. — BulTon travaillait alors aux volumes des Suppléments à l'histoire des quadrupèdes, qui renferment plusieurs articles de l'abhé Dexon. Je serais assez porté à croire qu'il mit peu du sien dans ces deux volumes, qui ne contiennent que des extraits des voyageurs et quelques détails nouveaux sur des animaux peu connus ou décrits d’une façon incomplète. Ces sortes de travaux étaient de ceux auxquels il ne s’assujetti.ssait qu’à regret, et dont la fatigante monotonie lassait vite son esprit. «J’ai fait part à Panckoucke de l’ennui que me donne ce malheureux volume des quadrupèdes qu’il faut refondre en entier. Quatre mois de mon séjour ici me suffiront à peine pour cette sotte besogne, et, après cette perte de temps, l’ouvrage ne vaudra encore rien ; car ce ne seront encore que des compilations, des copies de choses déjà données, et qui auraient été toutes neuves si je les eusse publiées il y a quatre ans (lettre ccxl, p. 76). » 11 sentait déjà la fatigue de ce travail qui était à peine commencé. D'ailleurs, à la même époque, il s'occupait avec ardeur de ses chers minéraux (lettre ccu, p. 88), auxquels il donnait tout son temps, ne s’en laissant détourner qu’à regret et de loin en loin par les Suppléments à l’histoire des quadrupèdes et par les derniers volumes do Vllistoire des oiseaux, qui allaient paraître.
Note 4,p. 129. — Ce portrait do BulTon fait partie d'une collection qui parut on 1782; elle renferme les portraits des c hommes illustres vivants. « Celui de BulTon est un des meilleurs ; il fut dessiné par Bounieu, d’après le buste de Houdon, et gravé par Hubert.
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Note 1, p. 129. — De nombreuses vues de Montbard ont été gravées, soit du vivant de BulTon, soit depuis sa mort. L’aspect pittoresque d'une ville couronnée et embellie par les magnifiques jardins
ET' ÉCLAIRCISSEMENTS
qu'il a créés, ont souvent inspiré le crayon des artistes. Quelques gravures anciennes devenues fort rares, parmi lesquelles il en est qui sont dues au burin d’Israël Sylvestre, ont sauvé de l'oubli la vue de l'ancien château de Montbard , tel qu'il était avant la métamorphose que BulTon lui a fait subir. Le dessin exécuté par M. Siguy n'a rien de remarquable, môme sous le rapport de la fidélité; Picquenot, gravçur distingué, s’est chargé de le graver.
Note 2, p. 130. — C'était alors la coutume de dédier les estampes et gravures aux hommes qui occupaient un haut rang dans la politique ou dans l'administration , et dont on reconnaissait ainsi la bienveillance d'une manière délicate ou dont on sollicitait la protection. La dédicace dont Buffon remercie M. Siguy est ainsi formulée :
VUE DE MO.NTDAHD, EN BOUEOOONE.
Dédiée à Monsieur le Comte de Buffon ,
Intendant du Jardin du Roi . De l'Académie françoise et de celle des Sciences, etc.
A Paris, chez l’auteur, Par son très-humble et très-
rue Montmartre, obéissant serviteur,
Vis-à-vis la rue de la Jussionno. Louis Siguy, architecte.
Avec armes et supports (deux sauvages armés de leur massue).
Préréclemraent déjà, en 1773, Le Bas, t graveur pensionnaire du roi, conseiller en son Académie royale de peinture, sculpture et gravure, » avait dédié à Buffon quatre gravures représentant les chasses de Rubens. Les deux premières sont des eaux-fortes exécutées par Martini; les deux autres ont été gravées par Le Tellier sous la direction de Le Bas; les armes de Buffon accompagnent la dédicace.