‹ Correspondance inédite de ColléChapitre 63 sur 100 · LETTRE LVIII · texte numérisé non relu

LETTRE LVIII

A M. DlIPOIRIER, AVOCAT.

Ce jeudi 27 juillet (1772).

Je viens de recevoir dans l'instant, Monsieur, à la campagne où je suis, le paquet * que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser.

J'ai le temps de l'examiner bien à mon aise, si vous consentez que je le fjarde jusqu'à mon retour, qui ne

* Coiriine ou le verra par les deux lettres suivantes, il s'a(;il d'une eomédie en vrrs întitult^c le Fatirnn , qu(* M. Du{X)irier avait soumise à Texauien de Collé. Le sujet du Faucon., charmant conte de la Fontaine, a été mis plusieurs fois au théâtre; crabord vu 1719, en lui acte et en vers, par mademoiselle Rarbier, aux Français; ensuite en 1725, trois actes, eu prose, par Delilie, aux Flaliens; plus tard, en 1772, an même théâtre, par Sedaine, nnisique <\e Monsiçnv; enfin, en 1792, par Radet, au Vaudeville. Nous croyons, du n»ste, que la comédie qui a motivé l'examen de Collé, c'est-à-diiv celle de M. Dupoirier, n\i pas été repi'ésentée, du moins n\*n avons-nous trouvé aucune trace dans les Annales dramatiques.

sera que vers la fin du mois prochain. Si vous ne pouviez pas me laisser votre manuscrit aussi longtemps,

faites-moi la grâce de me le marquer, en adressant votre lettre chez moi à Paris.

Je vous promets, Monsieur, de vous dire ce que je croirai être la vérité; mais ne vous en rappoilez pas entièrement à moi. Indépendamment de mes lumières, qui sont fort bornées, l'estime et Tamitié que vous m'avez inspirées me rendront , machinalement , fort indulgent d'ailleurs.

Votre sujet , Monsieur, vient d'être encore traité par M. Sedaine, qui en vient de faire une pièce à ariettes svec Monsigny. L'on doit la jouer même aujourd'hui à Villcrs-Cotterets.

Je vous supplie. Monsieur, de vouloir bien présenter mes plus tendres respects à madaaae Dnpoirîer, qm j'estime autant qu'elle le mérite, et c'est dire le possible, et que j'aime comme si j'avais l'honneur d'être son papa.

J'ai celui d'être , avec la plus parfaite considéra-

Je vous promets, Monsieur, le plus grand secret et fliéne Tis-&-vis de Monsieur votre beau-pére, mon ami.

Au dos est écrit : A Monsieur Dupoirier, avocat en Parlement, chez Monsieur Loiry, médecin, rue Hautefeuille, fauboiu^ Saint -Germain, quartier Saint -André des Arts.

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