‹ Correspondance inédite de ColléChapitre 80 sur 100 · DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

DE VOLTAIRE

M. Génie ayant bien voulu nous autoriser à continuer nos emprunts, nous allons faira passer sous les yeux du lecteur quelques fra^pnents des Commentaires ^Ae Collé sur quatre tragédies de Voltaire, — Œdipe, Zaïre, Alzire et Tancrède, — les seules qui se trouvent dans le premier volume des manuscrits dont nous nous occupons ' .

Ces Commentaires sont placés au bas de chaque page du recueil , en tête duquel Collé a transcrit successivement les tragédies qu'il soumettait ainsi à son examen.

Nous avons extrait de ces critiques celles qui, bien entendu, nous ont paru avoir le plus de piquant et de physionomie , — car toutes ne sont pas également bien venues : plusieurs offrent des redites, des banalités, des obscurités. — Naturellement, à l'imitation de Collé, nous les avons fait précéder des scènes des tragédies auxquelles

* Voyez, p. 335 et suivantes, la Préface qui devait être mise en tête de ces Commentaires,

elles se rattachent, et nous avons tenniné par la reproduction de la seconde critique, c'est-à-dire de VExamen du plan et des caractères de chaque pièce.

Enfin , nous avons mis le lecteur en mesure de juger exactement du ton généi*al et de la portée des Commentaires en question. On y verra comment Collé s'y est pris pour immoler Voltaire — ^ ce sont ses mots — aux mânes de Corneille.

Voltaire immolé par Collé !

Nous croyons que c'est là 'une des curieuses pages de l'histoire littéraire du dix-huitième siècle, qui cache encore aux regards du moraliste et du ehroixiqueur tant de surprises et de révélations*

ŒDIPE

TRAGÉDIE

Page 1