SUR ALPHONSE L'IMPUISSANT S
ANECDOTES AUSSI INTÉRESSANTES QUE SON SUJET, QUI NE l'est POINT.
On aura beaucoup de peine à croire qu'un sujet aussi grave et aussi imposant ait d'abord été traité dans le goût et dans le ton de la Parade.
C'est pourtant ce qu'avait fait feu M. La Chaussée, de larmoyante mémoire.
Il est assez singulier qu'un auteur qui eut l'instinct de composer des comédies tragiques, l'ait démenti dans ce sujet en s'égayant mal à propos sur une matière aussi triste que celle de l'impuissance.
Cette observation n'est point de moi. L'on divine aisément que je l'ai entendu faire à toutes les femmes
* Tragédie badine, en un .acte et en vers, par Collé. Voir plus loin la Liste chronologique des ouvrages de Collé. Quant au titre à^ Anecdotes peu intéressantes que Collé a donné au présent chapitre, évidemment il l'a fait par ironie. Ainsi que le lecteur pourra s'en convaincre, notre chansonnier a peu écrit de pages plus amusantes, plus animées et plus gaies que celles qui suivent. Nous dirons même qu'elles sont instructives, en ce qu'elles nous introduisent dans la société intime des jeunes seigneurs d'alors, dont elles peignent au vif les tendances an ti- religieuses, les plaisirs faciles et les petites perfidies. Du reste, sauf quelques paragraphes intéressants que nous avons jugé à propos de rétablir, ce récit se trouve dans la Cour et la Ville de M. F. Barrière.
d'esprit de mon temps. Elles trouvaient mauvais, unanimement, qu'on eût imaginé de tourner en plaisanterie une aventure aussi déplaisante : elles prétendaient qu'il ' n'y avait pas à badiner sur cela.
Ce fut probablement cette remarque, aussi naturelle qu'ingénieuse, qui me décida, dans le temps, à habiller en tragédie, aussi triste qu'il en soit, la parade d'Alphonse l'Impuissant du très-révérend père La Chaussée ', ce zélé prédicateur dramatique qui a converti tant d'âmes au théâtre par ses homélies ; ce pieux orateur du Parnasse qui mit toujours la vertu dans ses drames et jamais dans les actions de sa vie privée. Ce fut apparemment par une suite de sa bonne foi et de sa chaste morale qu'il ne voulut traiter ce sujet qu'en riant et sans l'assujettir au sérieux des dogmes de sa chaire tragique. Je crois pourtant qu'il s'est bien repenti depuis de s'être permis quelques gaillardises, et qu'il en h fait sincèrement pénitence.
Quoi qu'il en soit de ses remords , et si Dieu a voulu avoir son âme dans le ciel^ laissons-le tranquille sur la terre; rendons-lui, même, la justice de convenir ici que nous avons conservé vingt vers, au moins, de sa parade, et nous avouons de plus, avec candeur, que ces vers sont les meilleurs de cette tragédie.
Je commençai à y travailler en décembre 1736 : il fallait qu'elle fut achevée vers le milieu du carême suivant.
* Le mot est de Piron, qui nommait La Chaussée.: Révérend père La Chaussée , Prédicateur du saint vallon.
De jeunes et jolis ducs, — car pour lors j'étais enducailU\ — devaient la jouer dans la semaine sainte. II9 mettaient de Vair a en fixer la représentation à cette époque, comme on le verra; ils choisissaient même, dans cette semaine, le beau jour de Topera; ils trouvaient ce choix-là du meilleur ton.
Pressé comme je l'étais, et ne comptant d'ailleurs nullement sur ma verve, je me fis aider par l'ami Saurin. La scène deuxième est presque entièrement de lui. Le plan, dont il n'y a pas à se vanter, et le reste, sont de moi, à l'exception d'une vingtaine de vers qui, comme je l'ai dit, sont de La Chaussée.
Je fus prêt dans les jours gras. Les rôles distribués et sus, nous partons pour Champs le lundi saint. Cette terre appartenait alors à M. le duc de Vaujours (La Vallière) , qui l'a vendue depuis à la Pompadour. Ce fut au château de Champs que se firent les répétitions. On détermina la réprésentation, et on la mit au jour du Vendredi saint. Nous déployâmes inutilement, Duclos et moi, notre éloquence bourgeoise pour la renvoyer aune des fêtes de Pâques. Nos sages et décentes remontrances furent traitées par nos seigneurs les ducs de Vaujours, Daumont, de Duras, par les marquis de Surgères et d'Ermenonville et par les comtes de Martel et de Saxe, comme l'auraient pu être les remontrances d'un parlement Maupeou. Us nous regardèrent comme de pauvres imbéciles, des marguilUers et des a pocos.
Cependant la vieille Éminence Monseigneur le cardinal de Fleury, qui vivait et qui régnait alors, fut averti
sou^-main de cette malsonnante résolution p£ir un des acteurs, par celui qui avait le plus insiste pour mettre notre représentation au grand Vendredi. Le comédien, comte de Saxe, avait trahi la troupe*
Ce charmant comte (soit dit ici en passant) ^ et qui est mort depuis quelques années^ est le même précisément qui découvrit, dit-on, à ce méchant borgne de duc de Bourbon , Tintrigue de Madame la duchesse, sa fenmie, avec le beau marquis de Bissy, lequel fut tué au siège de Maastricht^ du demfer coup de canon qui y fut tiré. Cet affreux Monsieur (le comte de Saxe) était son rival dédaigné , et sa jalousie traîtresse coûta la vie à cette iHalheureuse princesse , qui fut, à ce que tout le monde assura dana le temps, empoisonnée par son ogre de mari, qu'elle ne pouvait pas se dispenser, humainement parlant, de traiter autrement qu'elle l'avait fait. C'était du moins alors le vœu pubUc*
Ce diable de comte, politique^ comn^ on le voit^ dans le goût de l'aimable Machiavel, qu*il avait fort étudié, voulait être envoyé, dans le temps que nous nous amu-* sions du théâtre , dans quelque cour étrangère. Pour y parvenir, il fit la sienne au cardinal en lui révélant le secret de la comédie «
Cette dernière délation du comte n'eut ni ne pouvait avoir, comme la première, des suites aussi funestes pour . ceux qu'elle regardait; elle n'en eut que de ridicules pour les uns et de risibles pour les autres.
Ces aimables seigneurs reçurent à Champs un ordre du roi qui leur enjoignait de retourner dans le moment
à Paris. Tous ces comédiens, ducs, marquis et comtes, furent donc obligés de plier bagage , de laisser là leur théâtre et d'emporter une grande quantité de très-beau poisson qui n'était pas destiné, mais qui fut cependant servi à souper à trois ou quatre barboteuses que M. le duc d'Aumont envoya chercher où vous savez. Ce fut dans sa petite maison que l'on porta les débris du repas, et beaucoup d'humeur. Jamais soiqper ne fut plus triste ni plus ennuyeux, quoique je n'en aie guère fait de plus court.
Quant aux auteurs des tragédies, sic transit gloria muTuUy ce fut ainsi que se passa notre gloire, à Duclos et à moi, ou plutôt c'est ainsi qu'elle fut arrêtée. J'ai dit les auteurs, parce que Duclos avait aussi fait une tragédie; elle était intitulée : la Mort de Mardi-Gras.
Je me souviens très-bien qu'elle était pleine d'esprit et vide d'imagination. Le fond du sujet et le plan en étaient sans invention ; mais il y avait quelques traits et quelques épigrammes dans les détails. C'était tout platement une conjuration tramée par Carême et le Jeûne, son confident. Cela ressemblait à toutes nos vieilles et triviales conjurations. Elle se terminait, de même que les autres, par l'assassinat de Mardi-Gras, qui se laissait tuer aussi bêtement que tous les tyrans que l'on expédie au théâtre. Le dénoùment était dans le commun des martyrs de tous les dénoûments. Duclos rendit justice dépuis à sa tragédie : il la jeta au feu. Je n'ai pas été aussi équitable envers la mienne, que je copie ici, et
dont le lecteur sera juge.
Ces deux tragédieis , qui voulaient être comiques plus qu elles ne Tétaient en effet, devaient être données, la mienne d'abord, la sienne ensuite; et Rasibus, parade aussi de ma façon, devait terminer ce spectacle si profane pour un jour si saint. Le ciel et le roi ne permirent pas qu'il eût lieu.
Je ne dissimulerai point, aujourd'hui, que j'enrageai tout vif, dans ce temps-là, de cette catastrophe imprévue, qui n'avait pas le moindre rapport avec les dénoûments de mes pièces. Cette péripétie me parut absolument hors de mon sujet. Je vis bien que M. le cardinal de Fleury n'entendait pas le théâtre. Duclos n'était guère plus content que moi.
Ce désagrément ne fut pas le seul que nous éprouvâmes.
J'appris , à quelques jours de là, qu'à un souper chez M. Lallement de Betz, nos comédiens-seigneurs, aussi reconnaissants que des comédiens ordinaires, y avaient mis en pièces leurs deux auteurs et les avaient guillochés de ridicules.
Ils avaient traité Duclos de bavard impérieux, d'homme grossier, d'homme de café, de pédant spirituel, etc., etc. Pour moi, qui n'avais pas voulu parler, et qui n'avais pu chanter parce que j'avais la poitrine échauffée, et qui, à souper, ne me nourrissais que de luit, ils dirent que , quand on faisait l'honneur à des gens de ma sorte de les admettre en bonne compagnie, ils étaient faits pour avoir de la complaisance et de la santé. Et l'on observera ici que la mienne n'était altérée que par le
travail force auquel je m'étais livré pour ces grands messieurs. Notez encore que cette diablesse de besogne, devenue inutile par leur 'sotte imprudence, m'avait fait négliger une honnête femme avec laquelle je vivais. Elle n'entendait pas qu'on la négligeât; et j'eus mon congé.
Mais revenons à ce que ces fous et ingrats patriciens dirent d'un naïf plébéien comme moi, dupe de sa vanité, et plus fou qu'eux de s'être commis avec des gens de qualité. M. le duc d'Antin, entre autres, m'accusa d'être un usurier prêtant à la petite semaine. Il me confondait de nom avec Gallet, qui faisait en effet, pour lors, des chansons, l'usure et des opéras comiques. Ce vilain homme fut même, pour cette infamie, chassé honteusement de notre société , quelque temps après * .
Mais, malgré la méprise grossière qu'occasionnait la consonnance des noms, Gallet ^ Collet y comme ils m'appelaient, et comme on a toujours prononcé mon nom, quoique je m'appelle Collé; malgré, dis -je, ce quiproquo, et quoique je l'eusse démêlé, je n'en fus pas moins en fureur. J'allai trouver sur-le-champ Duclos , à qui je contai tout, à qui je prouvai tout, et qui ne s'émut de rien. Plus je lui parus enflammé, et plus il redoubla de sang-froid. Il tenta de me calmer; il tâcha vainement de me persuader que je ne devais pas être
* Convaincu d'avoir prêté à usure, Gallet fut en effet chassé du Caveau. Un beau matin, il reçut de la part de ses confrères en Apollon, un petit billet parfumé conçu en ces termes : « M. Gallet est prié de dîner, tous les dimanches, partout ailleurs qu'au Caveau, » Ce fut Crébillon fils qui imagina cette singulière invitation. ,
plus affecté que lui de propos aussi impertinents et aussi dénués de toute espèce de vraisemblance ; qu'enfin il n'y avait d'autre parti à prendre que celui de les mépriser.
Je ne fus parbleu pas de cet avis , qui ne remédiait à rien pour V avenir. Je courus, au contraire, en le quittant, chez M. le duc de Yaujours, à qui je fis la plus vigoureuse sortie, sans manquer aux égards respectueux que je lui devais, mais sans manquer non plus à la dignité de i'homme, je veux dire d'un être indépendant qui sent aussi ce qu'on lui doit.
Il fit de vains efforts pour me calmer. Je finis par lui déclarer nettement, et d'un air qui n'était ni haut ni bas, que de ma vie je ne me lierais avec des gens de qualité ; que je ne m'en prenais pas à eux ; que je n'accusais que moi de la mortification à laquelle je m'étais exposé; que, franc, simple et sans usage du monde comme j'étais, une sotte vanité m'avait conduit à voir des grands, sans avoir eu assez de prévoyance pour sentir que, dans ces sortes de liaisons, un bourgeois comme moi devait être, de toute nécessité, le pot de terre voyageant avec le pot de fer; et je lui donnai ma parole d'honneur que de mes jours je ne voyagerais avec eux. Je la leur ai tenue ^ .
' Ouf! Collé doit être essoufflé, après on pareil acte de courage! On eût dit qu'il allait tout réduire en poudre, ce petit foudre de guerre, et le voilà se bornant à faire une menace qui n'atteint que lui. Cela rappelle la vengeance de ce spectateur qui, voyant voler un soir, fort irrévérencieusement, au milieu de la salle de spectacle où il était assis, sa
Depuis cette époque, en effet, quoique j'aie fait jouer, par la suite, toutes mes facéties sur les théâtres de MgfT le comte de Glermotit et de Mgr le duc d'Orléans, je n'en ai pas été, pour cela, plus lié avec les seigneurs de leur cour. .J'ai refusé correctement et les soupers et les dîners qu'ils ne cessaient de me proposer. Fidèle au principe que je m'étais fait à cet égard, je les ai toujours repoussés avec respect.
Ce n'est pas même la vanité, mais le plaisir de voir représenter mes ouvrages dramatiques, qui a été L'unique motif qui m'a attiré dans les cours de ces deux princes. L'oserai-je dire? Je les regardais dans le fond de mon âme comme les entrepreneurs de mon théâtre , dont ils faisaient toute la dépense, et dont je jouissais d'une manière très-satisfaisante , sans qu'il m'en coûtât autre chose que quelques carrosses de remise, et surtout sans y engager le moins du monde ma liberté.
Ce dernier article est si vrai que, quoique mes facéties, exécutées chez M. le duc d'Orléans, m'aient attiré ses bontés , et que je lui sois attaché par mes places depuis vingt-trois ou vingt-quatre ans , j'ai eu attention cependant de n^accepter les places qu'il m'a données chez lui
perruque à frimas, lancée ainsi par un autre spectateur dont > .
elle gênait la vue, se retourna, l'œil en £ea, pourpre de colère, en s'écriant : u C'est affreux, monsieur! c'est indigne! » Il y a six mois, monsieur, vous n'en auriez pas fait autant! » Et pourquoi? lui dit l'autre. — Pourquoi, monsieur? c'est n qu'alors je ne portais pas perruque! » Coiié noas semblp se venger de cette manière^là , avec la seule dif féroiiMee du passé au futur. Il ne portera plUs perruque, votlà tout.
qu'à la condition de rester libre et de n'y point avoir de fonctions qui me donnassent des chaînes, même les plus légères.
Pour preuve de cette indépendance , je vais citer un fait qui Ja démontrera. Mgr le duc d'Orléans, en 1767, désira vivement m'enmiener à Villers-Gotterets, aux répétitions qui devaient s'y faire de mon Ile sonnante, que j'avais composée pour son théâtre. Je refusai avec le plus d'honnêteté et de respect qu'il me fut possible, mais avec encore plus de fermeté. Bref, je n'y allai point, et il en fut piqué. J'ai cru depuis par Marquise, son ancienne maîtresse', qu'il fiit sur le point de me donner des ordres à cet égard. Mon parti était pris : j'y eusse désobéi ; je lui eusse remis toutes mes places, et je les lui remettrais encore aujourd'hui plutôt que de perdre ma liberté et mon indépendance^.
C'est ainsi qu'uqe des plus cruelles leçons que j'aie reçues de mes jours, — j'entends la scène qui se passa à mon sujet à ce souper du Lallemant de Betz, — a été la cause du bonheur de ma vie, c'est-à-dire, de la jouissance continue de ma liberté.
On dit proverbialement : Marie^toî avec ton égal. J'y ai ajouté : Vis avec tes égaux, et j'ajouterais encore :
* Voyez ]a note au bas de la page 12, où se trouvent des détails sur mademoiselle Le Marquis.
> Laissons croire à ce brave Collé qu'il a toujours su garder la plus fière indépendance, bien qu'il se soit constamment laissé prendre aux douces amorces du duc d'Orléans et des autres seigneurs qui daignaient lui sourire, ni plus ni moins qu'un pauvre oisillon à la glu du chasseur.
Quand tu deviens vieux, ne vis avec personne^- reste dans ton intimité.
C'est par ce moyen unique qu'un bourgeois devient gentilhomme, id est indépendant, ce qui est encore plus : car bien peu de gentilshommes sont leurs maîtres.
Le premier bien de la vie est la santé; le second, la liberté. Alors demeurât-on tout seul, on se soutient toujours gaillard, si on a eu le bonheur de naître tel.
J'ai vu nos petits philosophes modernes s élever perpétuellement, et dans leurs conversations et dans leurjs écrits, contre l'inégalité des conditions et contre les grands, qu'ils voyaient, qu'ils flattaient avec plus ou moins d'adresse, notamment Duclos, qui les adulait avec une brusquerie jouée ' .
Pour moi, je n'ai jamais déclamé, ni dans mes dits,
* Collé méconnait ici le caractère de Duclos , dont la spontanéité un peu brutale et la rude franchise étaient passées en proverbe. Ce n'était pas un adulateur, celui qui disait de certains grands seigneurs intéressés à cacher dans l'ombre leurs honteuses faiblesses : u Ils nous craignent, nous autres gens n de lettres, comme les voleurs craignent les réverbères, n Ce n'était pas un adulateur, celui qui, un jour, en pleine Académie, répondant à l'un de ses confrères chargé d'y faire triompher la candidature d'un seigneur vieux et malade, s'écria : u Eh! sacrebleu! l'Académie n'a pas été faite pour donner » l'extrême-onction ! » Ajoutons que par son testament , Duclos fit présent de son buste en bronze à cette même Académie, en la priant « de lui donner pour successeur un homme de n lettres, n Qn voit qu'il a fini par une épigramme dont, au surplus, les immortels de nos jours se préoccupent peu. Il est vrai aussi que peu d'entre eux laisseront des bustes en bronze.
ni dan^ mes écrits , contre les gens de qualité y mais je ne les ai point vus. Non pas que je n'eusse trouvé leur société plus agréable et plus aimable mille fois que celle des bourgeois; mais elle est trop cruellement léonine pour ces derniers.
En janvier 1738, M. le duc de La Vallière fit imprimer par Prault, sur le manuscrit qu'il en avait, Alphonse l'Impuissant f que je n'ai pas voulu faire réimprimer dans, mon Théâtre de Société /ne l'estimant pas assez pour l'y recueillir. J'y ai fait ici de Jégers changements, mais peu.
M. le duc de La Vallière n'a pas eu la politesse, dans le temps, de m'en envoyer quelques exemplaires. Ils coûtaient quinze sous. J'en achetai pour quinze francs, pour en faire des présents à quelques amis.
MAGNIERE DE DISCOURS