I. Le margraviat de Bade-D5urlach
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méat sur tous les visages un air de confiance et je ne sais quel calme, la marque et la récompense d'un goa« vernement paternel.
J'ai vu cette princesse ' dont la grandeur d'ame rend le vain appareil de la grandeur inutile autour d'elle. Jamais elle ne manqua la conquête d'up cœur vertueux, et les hommages qiie les princes ne s'attirent souvent que par l'éminence de le^rrang oMpar l'espoir des récompenses, elle les doit , et pips purs et pips vrais , à la force et à la dignité de son caractère* Souveraine respectée, fille tendre etdiérie, mère adprée , protectrice du mérite, amie éclairée et sûi^e, son nom ne fut jamais prononcé sans l'attendrissement que ses vertus inspirent. Je l'ai vue élevant une nombreuse famille de princes et de princesses avec une simplicité et unp modestie qui relèveront un jour l'éclat de leur nais$£|nce , lorsque les princes par leur mérite, et les princesses par leurs vertus, auront consacré l'éloge d'une mère si supé* rieure à sa fortune , aux préjugés de sbn rang et de son ,sexe. La Prusse , mes frères, vous prouve déjà la certitude de cette prophétie : heureux les État^ qui, comme elle, en verront l'accomplissement*
J'ai vu, en passant dans la Thurioge, cette coiir naguère le séjour d'un princesse illustre dont la perte est encore sensible à tous les cœurs. J'y ai vu les héritiecs de ses vertus, et surtout ce fils chéri ' que qous avons eu le bonheur de posséder ici un moment, et que sa douceur, sa modestie , ses connaissance, sa probité sévère et son goût pour la vérité, ren^ont à jamais cher à notre