‹ Correspondance inédite de Grimm et de DiderotChapitre 32 sur 45 · La duchesse de Wurtemberg · texte numérisé non relu

La duchesse de Wurtemberg

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J'ai vu cette fille illustre de Charles Vil * j dont l'esprit pénétrant 9 l'étendue de connaissances, la variété de talens , semblent reprocher au sort l'injustice d'avoir doué une princesse née au faite de la grandeur^ d'une foule de dons divers qui auraient fait la ressource , )a réputation et la gloire de plusieurs particuliers.

J'ai vu le séjour d'une des plus anciennes maisons de l'Europe % dans laquelle les talens et les qualités des héros sont devenus héréditaires. J'y ai vu ce prince * accoutumé à cueiUir des lauriers depuis sa première en* fance^ qui , après avoir combattu nos armées , est venu à la paix recevoir en France les hommages d'une nation généreuse et sensible au mérite, et qui se prépare dans la retraite, à remplir un jour la carrière que la gloire lui a tracée. Le séjour de ce héros dans cette capitale vous a attaché, mes frères, à sa destinée, et l'accueil dont il a honoré les arts et les lettres rendra parmi nous sa mémoire à jamais précieuse.

Je n'ai encore parcouru que la plus petite partie de l'Allemagne, et partout, mes frères, vous voyez la raison, la philosophie et les lettres compagnes fidèles et inséparables de la souveraineté. Partout il règne une politesse, une urbanité, une facilité de mœurs et de manières , suites et marques infaillibles de la culture des esprits. Partout l'apparence du simple mérite reçoit un accueil et des, distinctions qui étaient autrefois réservés au rang et à la naissance. Et, ce que les sots auront de la peine à comprendre, un prince de Prusse, un duc

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