‹ Correspondance inédite de Henri Heine: avec une préface et des notes explicatives-- (volume 2)Chapitre 49 sur 52 · II · texte numérisé non relu

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434 OËUYRfiS toE HETStRI HEINË

Très-cher ami) ne jouons pas le rôle de ddctrinairéd prussiens : «^ mettons-^nous d'acbord avec les Annales de Halle i^ et la Gazette du Rhin; ne cachons jamais nos sympathies politiques et nos antipathies sociales^ nommons le mal par son nom et défendons lè bien sans ménagements mondains ; en un mot^ sabhons être ce que M. Oatzkow veut seulement paratti^;-^ Autrement, les choses iront pour nous plus mal encore; elles iront mal en tout cas.

Je vous Tai dit, je soutiendrai (Élégante selon mon pouvoir» J'espère faire plus que je ne promets aujourd'hui. Et, aujourd'hui même, le ha* sard me permet de faire déjà quelque chose d'ex-* trftordinàire^ qui pourrait donner tout de suite aui^ numéros du premier mois un élan considérable; J'ai écrite en effet, une petite épopée humoristique^ qui fera grand bruit. G'est à peu près quatre cëntff strophes de (|uati*e vers^ divisées en une vingtaine de sections, parce que je destihais d'abord ce pôëhië àU Mûrgenblùtt. Malheureusement, -^ et je le regrette beaucoup, — je l'avais promis à Cotta, qui m'a écrit à ce sujet beaucdup de choses amicales. Néanmoins, je me décide à le faire paraître dans V Élégante^ et vOus ne pouvez vous figurer quels in-

térêts considérables je sacrifie ainsi : intérêts pécuniaires, car je tiens beaucoup à rester en bon termes avec Cotta ; — quant à la gloire du Morgen-^ blatt^ peu m'importe. Voilà quinze jours déjà que je m'Occupe à revoir et limer oe poëme^ et, dans huit joursi il sera prêt, et copié ôe ma main. Je veux en-core, jusque-là, me eons&crer sans relâche à ce travail. Mais, comme Touvrage est très-considérable, et se trouve déjà inscrit à mon budget de cette année, il faut que vous avisiez à ce que l'éditeur de l'Élégmtê me donne au moins autant, en fait d'hono* raîres, que ee que j'aurais reçu de Cotta pour le Morgenblait. C'est précisément pour cela que je m*étais adressé à lui. Il s'agit de dit louis par feuille. Je crois qu'il retrouvera certainement son argent, puisque ce poëme pourra se poursuivre dans vingt numéros de t Élégante^ et lui servir d'annonce colossale ; entre nous, c'est ce que j'ai écrit de plus considérable en vers, allusions au présent en fouJe; humour hardi, faiefa que tempéré eh vue du Morgenhlatt} bref, ce sera pour le public un grand évé^ nement; îe i^uîs dès plus curieux de savdîr ce que vous en direz. Vous vous apercevrez vite que j'ai voulu donner quelque chose de tout à fait neuf, et

faire oublier le passé par de nouvelles clameurs. — Le héros de mon épopée est un ours, le seul des héros contemporains que j'aie trouvé digne de mes chants. Le songe d'une folle nuit d'été. — Mon adresse est faubourg Poissonnière^ 46. Je suis mieux logé, et presque élégamment, depuis que me voilà légitimement marié. Oui, cher ami, je vis maintenant dans le plus sérieux état de mariage. J'exerce la monogamie. Du reste, je vis assez retiré. Ma femme f ai t saluer très-gracieusement madame Laube; mes salutations les plus amicales prennent leur vol avec les siennes. Madame Laube a. laissé ici, chez mes petites Françaises, un souvenir inaccoutumé, et j'entends souvent parler de sa grâce ; — ce qui n'est pas commun de la part des Françaises quand il s'agit d'une Allemande. — Je vous parlerai une autre fois des incidents de l'an dernier; j'ai dû me battre avec des gens crasseux pour réfuter, autrement qu'avec des paroles, des mensonges de journaux. — Répondez-moi tout de suite pour me dire si M. Voss, votre éditeur, est d'accord avec moi pour les honoraires. Dites-moi aussi si je dois envoyer le manuscrit par les messageries ou la malleposte. Il aura vingt-trois à vingt-quatre feuilles du

papier sur lequel je vous écris. Je m'en occupe infatigablement (je vous Tai dit), et renverrai, aussitôt votre réponse arrivée. — Publiez-vous aussi de la musique avec le journal? En ce cas, je puis obtenir gratis, de Meyerbeer, de charmantes mélodies.

Adieu, cher ami; gardez-moi Taffection et la confiance que vous m'avez si généreusement vouées, et que je regarde comme une de mes plus précieuses acquisitions ici-bas.

Au cas où vous voudriez annoncer mon épopée humoristique, en voici le titre : Aita Troll ^ par H, IfeineK

CGLX

Ce que vous me mandez de YAlmanach des Muses de M. Frédéric Steinmann m'amuserait, si la chose ne témoignait en même temps de l'indélicatesse de certaines gens, en Allemagne, i]ui exploitent tous les tours qu'on me joue dans une intention mauvaise, ou même innocente. Je me suis fait

1. Ce poôme fut publié, do janvier h mars I843t dans la OV 9^tH 4m Monde élégant,

montrer à la librairie cet Almanach des Muses^ et je vous autorise à déclarer dans votre journal que les deux poésies qui s*y trouvent, signées Jï. Heine^ Paris^ — n*ont été ni composées à Paris, nî publiées par moi nulle part. Je reconnais dans la première * les lignes rapides que j'avais données, il y a vingt ans, à un ami pour les mettre en musique ; quant à l'autre, je n'en ai pas le moindre souvenir^ mais il est possible qu'elle soit sortie de ma plume, vers le môme temps, dans quelque gaie correspondance familière, au milieu d'autres persiflages de ce genre dans ma manière d'alors. Je ne prendrais peut-être pas la peine 4e m'arrêter là-dessus, si M. Steinmann n'avait daté ces vers de Paris, les donnant ainsi comme écrits depuis que j'ai quitté. l'Allemagne. Je n'ai pas ouvert la bouche, quand ce même M. Steinmann, il y a un an, s'est permis envers moi une indélicatesse du môme genre, en pu-

i. Ce Lied commence ainsi : Quand je suis près de celle que 'aime. Un igni de jeunesse de Heine, Joseph Klein (voir le tome premier de la Correspondance), en avait fait la mélodie. — Toute cette lettre à Laube est une protestation anticipée contre F. Steinmann, l'industrieux éditeur des Œuvres pos' thumes de Heine, publiées à Amsterdam, et qui ne méritent aucune confiance.

bliant sans mon autorisation, et saTis m'en prévenir, toute sorte d'ancienne» lettres de moi. Depuis pli|s dû di&^huit ans, je n'ai pas eu le moindre rapport avec lui, et je ne connais pas la moindre raison qui puisse justifier cette publication désagréable de lettres partieulièi^g. Je dois protester enfin de la manière la plus catégorique contre ces prùcédés-là, et je vous autorise, dans ce but, cher ami, à publier ces lignes.

GCLXI

A J. CAMPE

Paris, le 27 ^vril iS43.

Je VOUS autorise, cher Campe, à faire paraître une édition nouvelle du second volume des Reîsehilder, en reproduisant aussi exactement que possible le texte de la deuxième édition. Je crois, en effet, qu'il ne s'y trouve pas de foutes d'impression marquantes, et je n'y veux rien changer. Si je me décide à faire dans ce livre quelques changements et suppressions, il vaudra beaucoup mieux, en tout cas. que cela se fasse dans l'édition complète, qu'il serait bon, soit dit en passant, de ne pas ajourner plus longtemps.

Si cela vous convient, les Reisebilder^ dans cette forme nouvelle, n'auront que deux volumes, et j'en retrancherai les poésies qui formaient la Sn de Tédition complète. Auparavant, je compte donner encore un cinquième volume du Salon; — mais le Salon complet n'aurait, dans l'édition définitive, que trois volumes. Je vous fais observer ceci pour le cas où vous désireriez annoncer dès maintenant l'édition complète ; vous feriez observer alors que, dans les huit forts volumes qu'elle comprendrait, les deux volumes des Reisebilder formeraient l'avant-garde. ,

Quant à la nouvelle édition du Livre des chants, je vous autorise aussi à la faire imprimer tout à fait

d'après la seconde, aussi exactement que possible, afin qu'elle ne soit pas trop émaillée de fautes d'impression, et je vous enverrai bientôt (vous pouvez y compter) une petite préface pour cette édition nouvelle.

Je souffre tellement des yeux, que je ne puis presque pas écrire.

On m'annonce d'Allemagne que le Télégraphe publiera de nouveau contre moi les insinuations les plus basses, et je vous prie de m'envoyer aussi vite

que possible un exemplaire du journal pour que je voie jusqu'à quel point j'ai à me plaindre de votre absence de.délicatesse et d'amitié. En tout cas, c'est ' la plus grande injustice de votre part, et chacun me dit que je serais un niais de laisser passer tranquillement chose semblable... Si je cédais un seul moment, il en resterait une mauvaise humeur qui gâterait ensuite toutes nos relations. Comment pourrais-je traiter comme un ami l'homme qui fait imprimer et paye les feuilles où Henri Heine est insulté? Encore une fois, je vous en prie, ôtez ce scandale de devant mes yeux ; — sur l'honneur, il le faut absolument.

A VARNHAGEN

Hambourg, le 9 novembre 1843.

Mon cher Varnhagen,

Merci de votre chère et cordiale lettre du 6; je ne

puis encore y répondre. Ceci seulement : pour peu

que ^ cela soit possible, je veux tâcher de vous voir.

— Je suis venu ici dans l'intention de ne voir que

les miens; j'ai traversé l'Allemagne aussi vite que

possible,^et voulais retourner de la même manière directement à Psuris, ou mc^ femme ne m'a 4onpé congé que pour un mois. Aussi n'ftvais^je pri$ nulle mesure de précaution à l'égard de» gouvernements allemands, et je n^ai aucune garantie de sécurité. Pourquoi^ d'ailleurs, faire une démarche ? Gela seul est déjà une concession, et je n'en ferai vraiment aucune. Ce n'est pas le gouvernement prusnen, c'est moi qui suis l'offensé, moi qui ai été injustementlésé dans mes intérêts privés, et je m'humilierais jusqu'à aller m'informer si je ne risque aucune offense personnelle en allant à Berlin t

Vous me conseillez de m'adresser à M. de Humboldt. II s'est, en effet, toujours montré aimable envers moi. Mais, soit dit franchement, je compte beaucoup moins sur son désir que sur son pouvoir de me rendre service* Peut-être aussi n'a-t-il plus l'énergie nécessaire pour hasarder une parole contre de très-hautes préventions.

Je veux mûrement réfléchir si je puis hasarder d'aller passer uà jour à Berlin, où je ne verrais que vous seul. Ceci me donne l'idée de me rendre d'abord à Leipzig, d'où le chemin de fer me perm^trait d'aller très«vite à vous, ou vous permettrait, si

VOUS n'êtes pas indisposé, de venir facilement un bout dfi route à ma rencontre. Dieu me garde de vouii causer trop de fatigue f

Je resterai encore ici une quinzaine, et vous écrirai alors ma résolqtion dernière. En attendant. Je suia de toute mon ftme votre ami.

Vos lettres m'arriveront toujours bien , si vous les adressez ici à Salomon Heine, ou à Hoffmann et Campe.

A J. CAMPE

Paris, le 29 décembre 1843.

Très-cher Campe,

Me voici rentré depuis dix jours dans mon quartier général, où j'ai trouvé toutes choses en meilleur état que je oe pensais; le manque de nouvelles de Paris m*a gâté les derniers jours à Hambourg, si bien que j'en perdais la tête. Maintenant, il me revient à l'esprit mille choses que j'aurais pu encore y faire. C'est à peine si j'ai pris congé de mon oncle, qui ne voulait absolument pas Tne laisser partir. J'ai complètement oublié les notes les plus impor^

444 s OEUVRES DE HENRI HEINE

tantes que j'avais Tintention de recueillir. Je ne puis dire combien je suis charmé qu'au moins entre nous tout ait été réglé à notre pleine satisfactix)n; nous avons débrouillé les complications qu'une absence de dix ans avait fait naître ; le présent a été ainsi égayé, et nous pouvons compter sur un bel avenir. — En attendant, je vous souhaite bonheur et bénédictions pour la nouvelle année.

A Hanovre, je me suis longuement entretenu avec Detmold *, au sujet du Télégraphe. Il m'a promis de vous en écrire au premier jour, et vous aura communiqué lui-même ses idées. Je crois que, quelque entravé qu'il soit dans ce moment par des circonstances extraordinaires, nous pouvons cependant compter sur lui. Il pense aussi que, pour assurer au Télégraphe un succès considérable, il faudrait lui donner une direction politique déterminée; en échange, une nuance, et non pas une couleur, littéraire lui suffirait. Ce n'est qu'ainsi qu'il y aurait quelque chose à faire. Si vous êtes

1. Écrivain et homme politique, membre du parlement de Francfort, en 1848, et ministre, Vannée suivante, de l'éphémère lieutenance de l'Empire. Mort en 1856. —Il a laissé plusieurs ouvrages spirituels, entre autres, une Introduction à la ConnaU' fance 4e l *art.

GORRESPONDANGB INÉDITE 445

résolu à ce changement, j'aurais ici Toccasion de recueillir, pour le Télégraphe transformé, les cfêbris du naufi*age de feu l'ancienne Gazette du Ràin^ c'està-dire le rédacteur, docteur Hess, et son personnel d'écrivains et d'abonnés. Le docteur Hess est une plume politique des plus plus distinguées, et serait fait, si Detmold hésite, pour être rédacteur en chef. Aussi longtemps, me dit Betmold. que vous conserverez Schirges, vous ne serez pas débarrassé de Gutzkow, et celui-ci pourra toujours vous enter-

tiller dans de fâcheuses affaires... Â. Weill vous fait saluer avec empressement. Répondez-moi bientôt au sujet de la coterie Ruge (vous voyez que je nomme la chose par son nom). Pour ce qui nous concerne, je n'appartiens jamais à une coterie comme telle, mais je soutiens tout ce qui me semble bon et digne d'éloge. Aussi ai«je déjà écrit quelque chose pour la Revue de Ruge ^. Ce sont trois poé-

i. Atmale$ françaises-aUemandes, publiées par Arpold Ruge et Ch. Marx. Paris, 1844. Cette Revue n'eut qu'une très-courte existence. « C'est à Paris^ disait Heine, que Ruge a appris à ' écrire en allemand. » — Il avait cherché, en effet, à s'y défaire de la terminologie philosophique de l'école de Hegel, dont il était un des disciples les plus avancés. Ruge, né en 1 802, après avoir passé six années de sa jeunesse en prison, comme démagogue, devint professeur à ^&\\e, ot^ il fonda les Annotât de Halle, Qr«

flies satiriques sur Louis de Bavière, ce que j'ai ja-

mm écrit de plu» ^ogUnt; si j'en ai k teipp^» je vott» m enverrai copie par oecaaioa: la Hevue ne paraîtra qu'au commencemwt de février.

Pendant mon voyage, yai écrit quantité de vers, ce qui m'est beaucoup plus facile quand je respire l'air d'Allemagne. J'attenda beaucoup de fmita poétiquea de mon futur a^our en Allemagne^ et je pourrai faire encore quelque cbose comn»» poète. Je prendrai toute la peina paa»ible pour l'équipement et le gréemwt de mes NauveUes Poé9i0» (c'est le titre du livre), et« la semaine prochaine, je me mettm déjà à écrire et à mettre en ordre, ~ Je suis asseï^ bien, maia la tète un peu trouble ; je ne sais encore si c'est un rhume ou de rbébétement. £n tout cas, je me montrerai actif dans le courant de Tannée prochaine. •-<- Afin de vous tenir aussi en I, je tirerai sur vous, tout au commencement

gane de Textrème gaçctie hégélienne. Il vint à Paris, lorsque cette Revue eût été supprimée par le gouvernement prussien. En 4 848, Ruge, qui avait été l'apôtre du cosmopolitisme absolu, et du socialisme extrême, fut un moment l'idole des assemblées populaires ; mais sa vie politique fbt courte, et les événements du temps le contraignirent bientôt à quitter l'Allemagne ; dès lors, il a vécu longtemps dans l'exil & Londres.

CORRESPONnANCE INÉDITE 447

de Tannée, la somme convenue; je vous prie de foira honneur k ipa traita, ^ h» voyage a paaiabl^-ment épuisé ma bourae, ^ (cç qm par&wn^ i\e croit) je û'ai paa mis moa onclô k (M^utributîqn pour un schelling. Noua aous aommas traités réciproquement avec la plu^ grande délioate9^»

Je n'ai eu encore aucona oc^sipn faycNrat>}Q de parler avec Rothschild du manuscrit ^a quaptiof), Vers le nouvel an, il est submergé dan$UQ océan d'affaires, et, dana qadqu69 seimaiaef aeulawu^pt, à la marée descendante, il me sera facile de lui en dire un mot. Ce sera vers la fin de janvier i en attendant, au aom du cieU m rendez pas le manuscrit. Je voii» garantis de ma poche les honoraires h payer. Et même, si vous vouliez me, donner une vraie marque d'amitié, vous m'enverriez^ le manuscrit à Paria; je serai ainsi en mesure d^en montrer quelque chose, et Ton ne pourra soupçonner, en tout cas, que les violentes attaques contre lesquelles j'aurais offert un préservatif, n'existent pas, ou

4. Frëd. Steinmann avait envoyé à M. Campe une histoire de la maison Rothschild, qui contenait de violentes invectives contre plusieurs membres de cette famille. M. Campe paya à Taateur • les honoraires qu'il demandait, mais ne publia pas le li?re«

même que je les aurais suscitées tardivement, peutêtre par dépit. —J'avoue qu'il me serait fort agréable -9- pour peu que cela fût honnêtement possible — de faire quelque chose en échange des beaux et bons services que Rothschild m'a rendus depuis douze ans; mais la seule pensée qu'il puisse croire que je veux l'exploiter, m'intimide et me rend presque lâche...

Maintenant, adieu, très*cher ami. — > Ma chambre de travail est obscure, et je ne vois presque plus ce que j'écris. Répondez-moi bientôt au sujet du Télégraphe et de Rothschild, — et saluez les amis. Je suis bien, gai et enrhumé. — - Vous n'avez pas idée de la peine que j'ai eue cette fois à quitter Hambourg I Une grande préférence pour l'Allemagne sévit dans mon cœur : c'est un mal incurable !

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