DES BATIMENS DE GUERRE
25^ Il y aura deux bâtimens de guerre armés de pièces de canon en station entre Stadelau et la rive gauche^ tant pour inquiéter i ennemi que pour prévenir de ce
qui viendrait à leur connaissance et des entreprises que
Fennemi voudrait faire contre le Prater ou tout autre
point de la rive droite , et pour arrêter les brûlots qu'il
voudrait envoyer. Deux autres bàlimens armés seront
placés entre Gross-Âspern et notre pont pour inquiéter
ce que Tennemi a dans l'ile et observer ses mouvemens.
Le reste des barques armées se tiendra sur notre droite
pour protéger la descente et toute notre droite.
Au camp de Tîle Napoléon, le 2 juillet 1809, à 1 1 heures du soir.
Par ordre de l'Empereur.
Le prince de Neufchatel^ Major-général,
Alexandre Berthier.
Ile Napoléoa, 3 juillet 1809.
a 1^ II sera établi au coin de File Dumoulin, près du bivouac des voltigeurs, en face de la tête du pont, une flèche d'une centaine de toises de développement, qui sera appelée la redoute Petit.
)> 2^ Cette flèche sera fraisée et palissadée demain au plus tard, 4 juillett à onze heures du soir. Il sera jeté dans la journée un pont de radeaux pour joindre cette flèche à l'ile Dumoulin, au point qui sera désigné par le général Rogniat. Les bois qui sont hors la redoute seront coupés. On y travaillera nuit et jour en faisant relever les travailleurs toutes ;les six heures.
3^11 sera éUbli dans la grande île, un boyau d'une * cinquantaine de toises pour Tinfanlerie, pour flanquer
une d$ê branches de cet ouvrage. Il sera élabli dans l'Ile
Dumoulin , un boyau d une cioquontaine de toises pour
riofanterie» pour battre l'autre branche*
» ¥ II sera établi dans l'Ile Dumoulin , une batterie à
barbette et circulaire, de manière à protéger la flèche
Pelitt et à battre toute la plaine, où seront placées deux
pièces de 12 prises à la batterie n^ 6. Dans la nuit du
4 au 5tk neuf heures du soir» on mettra en batterie,
dane la flèche Petit, deux autres pièces de 12, prises
dans la batterie n^ 6.
D 5^ Les postes de la flèche Petit n'auront aucune
communication avec la tête de pont, et seront sous les ordres de Tofficier supérieur qui commandera dans l'ile Dumoulin. Tout le service se fera par Tile.
y> 6^ Le duc de Rivoli et les commandans d'artillerie et du génie prendront toutes les mesures et donneront les ordres nécessaires pour l'exécution du présent.
D Napoléon* )>
Au oamp de l'tia Napoléon, 3 juillet 1809.
» II sera constrnit^ dans la nuit du San 4, une batterie
de trois mortiers contre la batterie de la Maison Blanche.
Dans là journée du 4^ on fera tous les préparatifs pour
que, dans la nuit do 4 au 5 avant minuit, on ait terminé
les batteries qui prennent à rerers et détruisent la
Maison Blanche.
i> Napoléon. »
Au camp de File Napoléon, 3 juillet 1809.
» Le général commandant le génie, le général cooimandant Tartillerie et le coinmandant de marine, sont
prévenus que le passage aura lieu dans la nui( du 4 au 5, depuis minuit jusqu'à trois heures du matin, selon Tordre précis qui sera donné.
Napoléon. »
Après avoir reproduit les ordres de l'Empereur qui précédèrent le passage du Danube et la bataille de Wagram^ nous croyons devoir retracer le récit de cette bataille célèbre, et c'est au vingt'-cinqmème Bulletin de la Grande-- Jrmée que nous l'empruntons :
d Les travaux du général comte Bertrand et du corps » sous ses ordres avaient, dès les premiers jours du x> mois, dompté entièrement le Danube. Sa Majesté ré- » solut sur-le-champ de réunir son armée dans TUe » Lobau , de déboucher sur l'armée autrichienne et de )> lui livrer une bataille générale.
» Le 4, à dix heures du soir, le général Oudinot fit )> embarquer sur le grand bras du Danube quinze cents D voltigeurs commandés par le général Conroux. Le D colonel Baste» avec dix chaloupes canonnières, les » convoya et les débarqua au-delà du petit bras de )> File Lobau dans le Danube. Les batteries autri- )) chiennes furent bientôt écrasées , et Fennemi fut » chassé des bois jusqu'au village de Muhleuten.
» Â onze heures du soir, les batteries dirigées contre ï> Enzersdorf reçurent Fordre de commencer leur feu. )> Les obus brûlèrent celte infortunée petite ville, et en » moins d'une demi-heure les batteries autrichiennes )) furent éteintes. »
L'Empereur ayant fait jeler quatre ponls volans sur différens points /à deux heures après minuit l'armée débouchait la gauche à quinze cents toises au*dcssous d'Enzersdorf, protégée par les batteries et la droite sur Vittau. <x Le corps du duc de Rivoli forma la gauche ; D celui du comte Oudinot le centre , et celui du duc » d'Âuerstaëdt la droite. Les corps du prince de Ponte- » Corvo 9 du vice-roi et du duc de Raguse , la garde et les cuirassiers formaient la seconde ligne et les x> réserves. Une profoode obscurité , un violent orage y> et une pluie qui tombait par torrent rendaient cette x> nuit aussi affreuse qu'elle était propice à l'armée fran<- » çaise. »
Le 5» aux premiers rayons du soleil , l'Empereur se trouvait aveé son armée en bataille , sur Textrémilé de la gauche de Tarmëe autrichienne ; il avait tourné tous ses camps retranchés.
Le duc de Rivoli s'étant emparé d'Enzersdorf, et le comte Oudinot ayant enlevé la position du château de Sachsengang y l'Empereur fit alors déployer toute l'armée dans l'immense plaine d'Enzersdorf y connue aussi sous le nom de Marchfeld. a Depuis midi jusqu'à neuf » heures du soir on manœuvra dans cette immense » plaine , on occupa tous les villages. »
L'Empereur^ maître de la plaine de Marchfeld, attaqua les corps de Bellegarde. de Hohenzollern et de Kosenberg qui défendent le passage du Russbach , pendant que le corps de Masséna occupait le terrain compris entre Wagram et le Danube.
Dans la soirée du 5 , l'armée autrichienne occupait les positions suivantes : « Sa droite , de Stadelau à Ge-
» rasdorf ; son centre, de Gerasdoîf à Wagram ; et sa » gauche, de Wagram à Neusiedel. L'armée française » avait sa gauche à Gross-Aspern, son centre à Raschdorf^ » et sa droite à Glizendorf. La journée paraissait près- » que finie, et il fallait s'attendre à voir le lendemain » une grande bataille.
» On se prépara alors à la bataille de Wagram...
)) L'Empereur passa toute la nuit à rassembler ses » forces sur son centre , où il était de sa personne à une » portée de canon de Wagram. x>
Après avoir pris toutes ses dispositions , l'Empereur se retira à son bivouac sur le champ de bataille.
« Le 6 , à la pointe du jour, le prince de Ponte-Corvo » occupa la gauche , ayant en seconde ligne le duc de » Rivoli. Le \ice-roi se liait au centre^ où le corps du )) comte Oudinot , celui du duc de Raguse, ceux de la )) garde impériale et les divisions de cuirassiers formaient » sept ou huit lignes. »
L^empereur concentra son armée devant les hauteurs de Russbach pour renouveler l'attaque de la veille et prévenir la jonction du Prince Jean. De son côté , l'archiduc Charles attaqua la ligne française sur les deux flancs et la déborda dans la plaine du Danube.
Le duc d'Auerstaedt marcha de la droite pour arriver au centre, tandis que le corps autrichien du maréchal de Bellegarde se dirigeait sur Stadelau. Le corps de Rosenberg, qui en faisait partie y et le corps français du duc d'Auerstaëdt^ opérant un mouvement inverse, se rencontrèrent aux premiers rayons du soleil et donnèrent le signal de la bataille. « L'Empereur se porta aus* » sitôt sur ce point, fit renforcer le duc d'Auerstaëdt par
» la division de cuirassiers du duc de Padoue y et fit pren- » dre le corps de Rosenberg en flanc par une batterie » de douze pièces de la division du général comte de ^ Nansouty. En moins de trois quarts d'heure » le beau » corps du duc d'Âuerstaëdt eut repoussé le corps de » Rosenberg qui se retira au-delà de Neusiedel.
D Pendant ce temps, la canonnade s'engageait sur toute »la ligne» et les dispositions de Tennemi se dévelop- » paient de moment en moment. Toute sa gauche se gar- » nissait d'artillerie.
1» L'Empereur ordonna au duc de Rivoli de faire une » attaque sur le village qu'occupait l'ennemi , et qui r» pressait un peu Textrêmité du centre de Tarmée. Il » ordonna au duc d*Auerstaëdt de tourner la position » de Neusiedel , et de pousser de là sur Wagram ^ et il 1^ fit former en colonne le duc de Raguse et le général » Macdonald pour enlever Wagram au moment où dé- » boucherait le duc d'Auerstaëdt.
» Sur ces entrefaites on vint prévenir que l'ennemi at- »> taquait avec fureur le village qu'avait enlevé le duc de x> Rivoli , que notre gauche était débordée de trois mille » toises» qu'une vive canonnade se faisait déjà entendre » à Gross-Aspern , et que Tinlervalle de Gross-Aspern à » Wagram paraissait couvert d'une immense ligne d ar- » tillerie.
» L'Empereur ordonna sur<-le*champ au général Mac* » donald de disposer les divisions Broussier et Lamarque » en colonnes d'attaque. Il les fit soutenir par la division » du général Nansouty^ par la garde à cheval et par une » batterie de soixante pièces de la garde et de quarante y^ pièces des difiérens corps. Le général comte de Lau-
» ristOD ^ à la lètc de cette batterie de cent pièces d*ar^ D iiUerie^ marcha au trot à rennemi » s'avança sans ti- » rer jusqu'à la demi-portée de canon , et là commença » un feu prodigieux qui éteignit celui de l'armée autri- )> chienne et porta la mort dans ses rangs. Le général x> Macdonald marcha alors au pas de charge ; le général » de division Reille, avec la brigade de fusilliers et de » tirailleurs de la garde, soutenait le général Macdo-^ » nald. La garde avait fait un changement de front pour » rendre celte attaque infaillible. Dans un clin d'œil, le » centre de l'ennemi perdit une lieue de terrain ; sa droite » épouvantée sentit le danger de la position où elle s'é- » tait placée et rétrograda en grande hâte...
» Le duc de Rivoli l'attaqua alors en léte. Pendant que D la déroule du centre portait la consternation et forçait » les monvemens de la droite de l'ennemi, sa gauche » était attaquée et débordée par le duc d'Âuerstaëdt, qui » avait enlevé Neusiedel , et qui , étant monté sur le pla- » teau, marchait sur Wagram; il n'était alors que dit » heures du matin.
» Le duc de Rivoli ayant atteint les bords du Danube, » le duc de Tarente ayant formé la colonne du centre , » appuyée par les réserves, le duc d'Auerstaëdt ayant » franchi le Russbach et enlevé Markgrafen , TEmperénr » ordonna une attaque générale sur toute la ligne.
» A midi , le comte Oudinot marcha sur Wagram » pour aider à l'attaque du duc d'Auerstaëdt; il y réus-* » sit et enleva cette importante position. Dès dit heures, » Farmée autrichienne ne se battait plus que pour sa » retraite; dès midi; elle était prononcée et se faisait en » désordre, et beaucoup avant la nuit, rennemi était hors
D de vue. Noire gauche élait placée à Jetclsée e( Ebers* )> dorf , notre centre sur Obersdorf et la cavalerie de no- » Ire droite avait des postes jusqu'à Shonkirchen.
» Le 7, à la pointe du jour , Tarmée était en mouve- » ment et marchait sur Korneubourg et Wolkersdorf , » et avait des postes sur Niceisbourg. Les Autrichiens , » coupés de la Hongrie et de la Moravie , se trouvaient D acculés du côté de la Bohème.
» Tel est le récit de la bataille de Wagram » bataille » décisive et à jamais célèbre , où trois à quatre cent » mille hommes , douze à quinze cents pièces de canon se
» battaient pour de grands intérêts Dix drapeaux ,
» quarante pièces de canon , vingt mille prisonniers , » dont trois ou quatre cents officiers , et bon nombre de » généraux , de colonels et de majors , sont les trophées )) de cette victoire. Les champs de bataille sont couverts x> de morts. »
Après cette bataille. Napoléon continua de donner des soins particuliers à son artillerie. Les lettres suivantes en contiennent la preuve.
« Monsieur le général La Riboisière , faites-moi con^ naître la situation du train d'artillerie et le rapport qui existe entre les hommes , les chevaux , les harnais ; j'écris en France pour qu'on fasse venir 2,000 hommes des diffërens dépôts des bataillons du train ; il faut se procu* rer ici des chevaux et des harnais.
))Sur ce^ etc.
• SchœnbruQ , 1 5 juillet 1809.
« Monsieur le général, La Riboisière, faites^moi an rapport qui me fasse connaître les besoins de rartillerie : 1° en bouches à feu de campagne; 2® en munitions; S'' en poudre ; 4"^ en ouvriers pour pouvoir se procurer des effets , des fers et autres objets nécessaires à 1 appro- Tisionnemeni de l'artillerie; 5^ en personnel, savoir: canonniers et train. Votre rapport doit reposer sur les bases suivantes :
i> Deux pièces de 3, de 4 ou de 6 par régiment ^ ce qui fait :
» Pour le corps du duc de Rivoli. . • 28 )> Pour le corps du duc d*Âuerstaedt. . 28 » Pour le corps du maréchal Oudinot. • 34 )» Pour le corps du vice-roi. .... 32 » Pour le corps du maréchal Marmont. 14 » Ce qui fait^ pour les pièces de régiment^ un total de 116 pièces, desquelles il faut ôter ce que vous avez déjà fourni. Faites-moi connaître : 1^ ce que vous pou** vez fournir ici en pièces de 4 ou de 6 ; 2'' ce que peuvent fournir encore Passau et Lintz; 3"" ce qu'on peut faire venir d*Italie; 4"" ce qu'on peut Caire venir de France. Quant à l'organisation des divisions , voici les besoins :
» Le corps du duc de Rivoli. . . , 60 pièces. » Le corps du duc d' Auerstaëdt. • • 60 »Le corps du maréchal Oudinot.]. . 45 »Le corps du maréchal Marmont. • 30 »Le corps du vice-roi 60
Total. . . .255 » Je ne comprends point dans ce compte les alliés.
Pour la cavalerie^ il faut une demi-ballerie par chaque régiment de cuirassiers ; ainsi :
» Pour la division Nansouty, il faut. . 1 8 pièces » Pour la diyision Saint-Germain. • 12 » Pour la division du duc de Padoue. • 12
» Une demi-batterie de 3 pièces pour chaque division de cavalerie légère; ainsi il faut pour la division Montbrun et pour celle que commandait Lassalle, 48 pièces d'artillerie légère. Pour la garde ^ il faut compter d'à** bord 60 pièces telles qu elles existaient avant la bataille.
» 24 pièces dont j*ai ordonné la formation à Stras-^ bourg. De plus, je désire avoir sous le commandement du général de Tartillerie de ma garde , pour suivre sa destination, une réserve de 12 pièces de 12 et Gobusiers servis par lartillerie à pied, faisant 18 piè-* ces , ce qui portera Tartillerie qui suivra la garde à 102 pièces; plus, 4 divisions» chacune de 6 pièces, savoir : t6 pièces de 6 et 8 obusiers servis par rarlillerie de la ligne, faisant 24 pièces; ce qui formera ane ré^ serve de 42 bouches à feu qui , avec les 84 pièces de la garde, feront une réserve de. . ; • 126 pièces.
» Récapitulation :
Pièces de rëgimens. . . 116 \
Pièces de division. . , 255 / 545 bouches
Pièces de cavalerie. • . 48 t à feu.
Pièces de la garde et réserve. 1 26 j
Sans compter les alliés :
Les Bavarois doivent avoir. 60 \
Les Saxons. . . ♦ . ^^ 1 i^jLh h
Les Wurtenbergeois. . 24 > , -.
Les Badois. .... ^ ^ (
LeaHewaiSi . « . . 16 y
Total général. . • • 699 bouch.
» Le personnel de Tartillerie doit pouYoir fournir « indépendamment du service da corps : 2 compagnies à Passau 9 1 ou 2 à Lintz j 1 è Molk, et à Gothweil, 2 à la tète du pont de Vienne^ 2 dans Vienne , 1 à Raab , 1 à Gralz, 2 dans d'autres forts ; indépendamment de ces 12 ou 13 compagnies, il en faut au moins 8 pour le service des parcs et pour les événemens imprévus. C'est donc plus de 20 » soit à pied , soit à cheval , qui sont indispensables, indépendamment de celles destinées au service des corps. (1).
» Aussitôt que j'aurai votre rapport , je prendrai des mesures convenables pour que tout ce qui manque arrive. Nous trouverons à Gratz une grande quantité de boulets. On peut en ramasser 400,000 sur les champs de bataille autour de Vienne. Ainsi , il parait que nous en aurons suffisamment. Si à Briinn on n'a point trouvé trois ou quatre milliers de poudre , il faut en faire venir d'Ulm. Il faut faire venir également des fusils, des cuirasses , des sabres et des pistolets. H doit y avoir ao^ tuellement à Tarmée 7 à 8 compagnies qui ne sont attachées à aucun corps. Il m'en arrive 4 dltalie et 8 ou 1 qui sont parties de France.
)!>Sur ce, etc.
y> Schœnbrun, 15 juillet 1809.
» Napoléon, »
(1 ) Il résalte de cette lettre que Napoléon voulait désormais se servir de Tartillerie comme du moyen le plus puissant de ga-> gner les batailles. En donnant à chaque régiment 2 pièces de canons servies par les honmies du régiment même ^ en augmentant Tartillerie des divisions il portait à 699 le nombre des bouches à feu qui, avec les 126 pièces de la garde ou de la réserve , élevait le total des bouches à feu de l'armée française à 825.
« Monsieur le général La Riboisiëre , il a dû arriver àPassaule 10 juillet:
1 compagnie d\i\^^ régimentd'artillerie à pied. 1 — du S*" à cheval.
1 — du 6* à cheval.
Il doit y arriver le 16 :
1 — du 5« d'artillerie à pied.
Le 17:
1 — du 5*" à cheval.
1 — du 6* achevai.
2 — du ?• à pied.
Le 26:
1 — du 6* à pied.
Total. . compagnies.
Ces 9 compagnies d'artillerie doivent se rendre à Vienne. Donnez-leur en Tordre et servez-vous-en pour recruter les différens corps et réparer les pertes qu'ils ont faites.
Sur ce» etc.
» Schœnbmn, 15 juillet 1809.
» Napoléon. »
et Monsieur le général LaRiboisière, jeremarque^ dans l'état de l'artillerie que vous m'avez remis aujourd'hui^ que le 3* corps n'a que 8 obusiers , ce qui est évidemment trop peu. Jen remarque 14 au â« corps, ce qui est trop. Je désire que le duc d'Àuerstdëdt donne 2 pièces de 12 au 2^ corps ; ce qui portera le nombre des pièces de 1 S de ce corps à 6, et que le 2^ donne 2 obusiers
de 6 pouces au 3* corps ; ce qui portera les obusiers de ' ce corps au nombre de 10. Le S^ corps a 76 ouvriers d'artillerie , le 2"" corps n'en a que 1 3 : égalisez ce p nombre eutre l'un et l'autre corps, selon leur force.
I Le corps du maréchal Marmont a 300 artilleurs à pied
et n'en a pas à cheval ; donnez-lui une compagnie d'artillerie à cheval et ôtez-lui une compagnie à pied. Donnez l'ordre que ce corps rende au corps du vice-roi l'artillerie italienne et le train d'artillerie italien qu'il a.
» Sur ce, etc.
p Schœnbrûn , 21 juillet \ 809. »
» Napoléon. »
a Monsieur le général La Riboisière^ je désire que vous me remettiez l'état de l'arlillerie des iége en bronze et en fer qui se trouve & Passau, à Âugsbourg (1), Lintz, à Molk, à Gothweil , à Vienne , à Raab , et que vous me fassiez connaître l'usage qu'il en faut faire pour l'armement de ces places» et des forts de Gratz et Saxenburg» mon intention étant que dans quinze jours ces points soient parfaitement armés.
»Surce, etc.
» Schœnbriin, 21 juillet 1809. »
(1) Augsbourgy sur le Lech, avait autrefois une double en- , ceinte circulaire de 22 fronts baslionnés. £n 1809 , on répara
Fenceinte et on ajouta quelques ouvrages en terre. Le pont en bois qu'elle a sur le Danube fut couvert par une bonne tête formant couronne avec un grand réduit, le tout palissade et armé. Augsbourg était en même temps Tappui de droite de Tarmée et la porte fortifiée de la défense du Lech pour la ligne d'opëration du midi.
« Moniiear le général La Riboisière » je vois par Totre lettre da 20 et les différens états qui y étaient annexés qu'il y a à l'armée 30 pièces de 12; que vous en avez au pare 3; qu'il vous en arrive 6 pour Tartillerie de la garde ; qu'il vous en manque 3 pour le parc de réserve ; ce qui perlerait le nombre des pièces de 12 à 42^
x> Je vois qu'il y a suffisamment de caissons : il est donc inutile d en faire venir de Strasbourg ; il faut deman-* der des pièces et des affûts, mais point de caissons. Vous avez en parc 5 pièces de 8 , 4 en batterie^ et 4 à la marine ,*ce qui fait 13.
» Gomme vous avez suffisamment de caissons et de munitions de 8, donnez 12 pièces de 8 à la cavalerie, qui, par ce moyen, en aura 22. Vous lui donnerez pour les quatre autres pièces qui lui manquent 4 obusiers de 5 pouces quatre lignes. 2 au général Marmont.
» Faites venir de Lintz çt de Passau les pièces de 6 qui y sont , ce qui rendra disponibles 12 pièces de 6 que vous lui donnerez ; avec les 10 qu'il a, cela lui fera 22 ; 2 pièces de 12, ce qui fera 24 et 6 obusiers, ce qui fera 30 bouches à feu. Des 16 pièces de 3 qu'il a, vous en donnerez 14 à ses sept régiments. Les 2 autres vous les donnerez à un régiment d'un autre corps, ainsi que les S pièces de 4 que vous aviez au parc. Par ce moyen , le corps d'artillerie ne se servira pas de pièces de 3 ni de pièces de 4. Toutes ces pièces seront données aux régimens. Vous donnerez à la garde 6 des obusiers prussiens, ce qui complétera la réserve de 18 pièces de 12 et d obusiers qui doivent être servies par l'artillerie à pied. En général , je désire ne demander ancun
caisson en France y puisque je vois que vous en avez 800 indépendamment de 1^600 qui sont avec les divisions. Je vous recommande de tenir les mains & cela* Celte grande quantité de caissons ne pourrait que m'em* barràsser ici ^ et appauvrirait la Fratice sans raison*
Je vous prie de m'envoyer pour l'armée que commande le vice-roi les mêmes étals que vous m*avcz envoyés pour la Grande-Armée. Joignez-y Télat de Tartitlerie bavaroise, wurlembergeoise et saxonne, et assiirez-vous que les unes et les autres sont approvisionnéeç et en élat.
» Sur ce , etc.
» Schœnbriin , 21 juillet 1 809. »
«Napoléon* »
c( Monsieur le général La Riboisière, je donne Tordre qu'il soit versé dans la caisse de l'artillerie 400,000 fr. en papiers au cours. Activez les remontes de Tartillerie. J'approuve que vous passiez des marchés pour 2,000 autres chevaux.
)> Il faut que les livraisons aient lieu à Vienne ou à Passau avant le 20 août. J'ordonnerai le versement des fonds dans la caisse du parc, aussitôt que cela sera nécessaire ; moyennant cela, vous fournirez à la garde ce dont elleaura besoin sans qu'elle fasse des marchés particuliers, ce qui n'a que des inconvéniens. Je vous envoie copie de ma lettre au ministre de la guerre , afin que vous Vous conformiez à son contenu.
ï) Sur ce, etc.
» Schœnbriin, 21 juillet 1809. »
» Napoléon. )>
a Monsieur le général La Riboisière, t armée d'Italie a QD grand nombre de pièces de 3 servies par rarlille— rie. Gomme je liens an principe que lartillerie n'ait ni pièces de 3 ni pièces de 4, mais que ces pièces soint données aui seuls régimens y je désire que vous fassiez des échanges ; que vous retiriez de i*armée d'Italie les pièces de 3 pour les donner auxrëgimens qui en manquent, et que vous donniez en remplacement à i armée dllalie les pièces de 6 qu'ont les régimens. Je vois avec peine des pièces de 6 anx régimens. Elles sont trop lourdes et un caisson n*est pas sufBsant pour leur approvisionnement , au lieu qu'une pièce de 3 est suffisamment approvisionnée avec un caisson. Je désire que, lorsque vous me rendrez Tétat de lartillerie commandée par le vice-roi, vous me proposiez le moyen d'opérer ces changemens.
* Sur ce, etc.
> Schœnbrûn , 24 juillet 1809.
» Napoléon. »
et Monsieur le général La Riboisière , vous trouverez ci-joint l'état de Tartillerie trouvée à Gratz. Il y a 4 pièces de 12 de campagne dont vous avez besoin, 6 pièces de 6, 4 pièces de 3 et 3 ou 4 obusiers de 24. Ce qui fait 18 pièces de campagne qui nous sont nécessaires et qu'il faut faire venir à Vienne. Mais il faut les remplacer : ce que vous pouvez faire par 4 pièces de 18, 2 mortiers et 12 pièces de 6 en fer. Vous y verrez qu'il y a des boulets de 6, de 12 et de 18 en assez grande quantité; il y a
aussi; k ce qu*il parait, des obus de 24. Doanez les ordres nécessaires.
» Sur ce, etc.
» Schœnbrûn, 21 juillet 1809. » i
» Napoléon. »
» Monsieur le général La Riboisière , je vois qu'il y a Laybach36 bouches à feu de 12 et de 18. On peut en envoyer 8 au château de Gralz et 12 à Clagenfurth; il en rentrera encore 16 pour Laybach, ce qui est plus que suffisant. Des 8 obusiers qui se trouvent àLaybach, il faut en retirer 2 et y en laisser 6.
» Je pense qu'il faut retirer de Passau les 4 pièces de 12, les 19 pièces de 6 , les 3 pièces de 3 , et sur les 14 obusiers qui s'y trouvent au moins 6. Ce qui fera 32 pièces à tirer de Passau, et, avec les 18 pièces tirées de Gratz et les 6 obusiers qu'on retire de Laybacb, 36 pièces de canon.
» Ce sera autant de moins à envoyer de France sur les 86 que j'ai demandées. Les 118 pièces qui sont à Vienne me paraissent nécessaires pour la tète de pont de Spilz, les iles environnantes et pour la place de Vienne , surtout vu les 10 pièces de 6 qu'on devra retirer de Gratz, et ce qu'on sera obligé d'envoyer encore pour compléter rarraemenl de Raab. Peut-être même aura-ton besoin de 12 ou 15 pièces pour le fort de Brûnn. Ainsi, il n'y a pas lieu d'envoyer des pièces de Vienne à Passau.
» Il faut ftûre venir à Passau des pièces do Crouach , Forcheins, Wurizbourg et des places du Haut-Palalinat qui appartiennent à la Bavière, où il y a plus de pièces
qu'il ny ea faut. On poqrr^ii f^ire venir de ces plaees une
trentaine de pièces de 24 et de 16 , des mortiers et UM
grand nombre d'autres pièces.
)> Écrivez dans ce sens, que tout ce qui es( 3tnctement
inutile à l'arm^Riant de ces différens forts soit dirigé sur
Passau, qu'il faut armer fortement et de pièces de gros
calibre.
» Sur ce f etc.
H Sfîbçi^brup, 28 juillet 18.09.
» Napoléon. »
<x Monsieur le général La Riboisière, vous ne me rendez pas compte de la place de Clagenfurth. Cependant la communication est ouverte depuis longtemps. Le temps se passe et rien ne se fait pour l'armement de cette place, que je regarde comme important.
» Sur ce, etc.
» Schœnbrûn, 31 juillet 1809.
» Napoléon.»
«Monsieur \% général Ia Riboisière, j'avais nommé 1^ général Tirlet direeteur-^-général des équipages d^ pont. Je n ai pas encore vu cet officier. Faites-moi connaître où il se trouve et pourquoi il n*est pas en possession 4e son emploi.
» Sur c^f etc.
• Schœnbrûn, 5 ^oût 1 809.
» Napoljéon. »