‹ Correspondance inédite de Marie Antoinette (volume 2)Chapitre 23 sur 34 · RES - SACS IS RS DFE À DE · texte numérisé non relu

RES - SACS IS RS DFE À DE

130 CORRESPONDANCE timents d’admiration dévouée m'a chargec d'être auprès de vous son interprète. Adieu, madame ma sœur, soyez toujours persuadée de mon estime, de mon attachement et de

mon amitié.

Votre bonne sœur et amie,

Fontaincbleau, ce 16 novembre 1783.

A SA SŒUR.MARIE CHRISTINE

Je suis bien aise, ma chérissime sœur, que notre frère Maximilien soit rétabli, et de retour de Frendenthal. Pour moy, vous vous êtes trop alarmée de ma fausse couche du jour de la Tous-

saint, j'étois déjà arrivée à mon troisième mois

de grossesse, mais ce n'étoit qu’un faux germe;

je n’ai pas éprouvé les accidents qui auroient pu en résulter, j'ai à en remercier Dieu.

Je ne peux guère vous répondre sur tout ce

DE-MARIE ANTOINETTE. 131 que l’on rapporte des carpes de nos bassins d'icy; on raconte tant d'histoires merveilleuses que Je n'en crois rien, on nous donne cependant tout cela comme paroles d’évangile, mais aucune carpe n’a encore écrit son histoire et nous ne saurons la vérité sur ces bassins, que quand un poisson savant nous aura fait ses confidences. J'ai envoyé ce matin à manger de votre part à toutes ces centenaires, aucune n'a parlé.

Adieu, chère sœur, je vous envoye les étoffes de Lyon et les barbes que vous avez désirées, et je vous embrasse bien tendrement et de tout mon cœur.

Les tantes Adélaïde et Victoire dont vous me parlez ne seront plus demain icy, elles m'ont fait leurs adieux et partent pour le château de Bel-

levue.

Versailles, ce 25 décembre 1784.

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Ma chère sœur, je suis arrivée sans trop d'indispositions au sixième mois de ma grossesse!, j'ai craint un instant dans les premiers mois d'éprouver l’affreux accident qui m'a causé tant de douleurs il y a cinq ans, mais tout s’est bien passé; Dieu veuille que tout succède ainsi jusqu’à la fin. Si c’est une fille, un de ses noms sera le vôtre, si c’est un garçon, il sera duc de Normandie. — Ma fille qui a six ans fait beaucoup de progrès, elle a le caractère un peu difficile et d’une fierté excessive, elle sent trop qu’elle a du sang de Marie Thérèse et de Louis le Grand dans les veines, il faut qu'elle s’en souvienne pour

ètre digne de son sang, mais la douceur est une qualité aussi nécessaire et aussi puissante

que la dignité, et une nature orgueilleuse

‘ Louis XVII est né le 27 mars 1785.

DE MARIE ANTOINETTE. 133 éloigne les affections ; le dauphin qui a passé de deux mois ses trois ans est beaucoup plus délicat et plus colère, mais on pourra le conduire par la sensibilité et le raisonnement.

Adieu, ma chère sœur, j’embrasse tout ce qui vous entoure et je vous envoye toutes mes

tendresses.

Samedi (1785).

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Ma chère sœur, l’'abominable affaire est toujours la préoccupation générale, tout le monde m'en parle; le malheureux cardinal a beau chercher à sauver son honneur, il n'y réussira pas. Son impudence et son audace ont rencontré beaucoup d’écueils quoiqu'elles aient été fort secondées. Votre gouvernement

me seconde, j'en suis assurée, en retrouvant

134 CORRESPONDANCE la femme qui a joué’ la scène du jardin et qui est réfugiée chez vous. — Donnez, je vous prie, les ordres les plus sévères là dessus. — Mr le dauphin joue à côté de moi avec ma fille et ils se portent à souhait, — les voilà en contestation et ils me demandent de les juger, Je ne sortirai donc pas des tribunaux. . — Adieu, ma chère sœur, je vous embrasse

avec tendresse.

Mardi (mars 1786).

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Je suis bien heureuse, ma chère sœur, que vous soyez maintenant mieux informée sur l’affreuse affaire ; vous vous souvenez de l’audace qu'il? montra à Vienne et de l'incroyable irrévérence qu’il mit un jour à traver-

* La fille Doliva.

* Le cardinal de Rohan.

DE MARIE ANTOINETTE. 138 ser en habit de chasse une procession de la fête Dieu — un dignitaire de l’église! — Il a montré dans le procès la même insolence:

Il m'avoit bravée devant le roy lui même. Cet homme avoit les mœurs dépravées, et la femme Lamotte etoit dans une situation abjecte auprès de lui; 1 ya en toute cette affaire une profondeur de machination qui échappe au parlement, Les mémoires, les démentis sè succèdent, et l’on n’y voit pas plus clair. Un accommodement raisonnable n'est-pas possible, ce malheureux est allé jusqu'à prétendre qu'il a eu un rendez-vous avec moi dans un bosquet de Versailles et a obtenu mon assentiment verbal formel pour l'acquisition du collier; l’audace avec laquelle il soutient ce dire a mis le roy hors de lui et m'auroit rendue malade de dégoût si je n’avois besoin de lutter et de garder toutes mes forces pour soutenir de si cruels assauts; je n'avois pas encore vu les lettres de change, je les ai demandées, elles sont absurdes, et la signature mal imitée porte Marie Antoinette de France. Le

roy, moi, M' de Breteuil, tout le monde se de-

mande comment un grand aumônier de France, un homme qui ne passe cependant pas pour un imbécile a pu être aveuglé à ce point. Aussi ne peut on se persuader que sur ce point il soit de bonne foi. Je me reproche d’avoir attaché trop d'importance à cette sale intrigue, car il n'ya rien de plus bas, de plus ignominieux.

Mr Target qui est l’avocat du cardinal prépare, dit-on, un mémoire; c’est un honnête homme, mais il fait son métier, et Dieu sait les beaux mensonges qu'il va nous débiter; il y a un mémoire de ce charlatan de Cagliostro et un autre d'un bourgeois d'Arras, cela est dans ce moment l’objet de toutes les conversations. Le roy regarde comme impossible que la vérité ne se fasse pas jour. | de Adieu, ma bonne sœur, votre amitié est ma consolation, je me souviens que votre sang qui coule dans mes veines est celui de Marie Thérèse. Notre mère est toujours présente à mes

yeux, et vous n’apprendrez de moy rien qui ne soit digne d'elle.

Ce 27 mars (1786).

À SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Ma chère sœur, on a arrêté à Genève, un nommé Villette qui a joué un grand rôle dans l'abominable affaire et qui, dit-on, va Jeter de grandes lumières; ce nouvel incident retarde la publication du mémoire de l’avocat Target. On s’arrache tous ceux qui paroissent, je suppose que l'abbé ne manque pas, comme je le lui ai ordonné, de vous les envoyer. Je n’entends parler autour de moy par les politiques que de la nécessité de se méfier de la jalousie que les travaux de Cherbourg inspirent aux anglois, et il y en a qui parieroient volontiers qu'après avoir armé différents bâtiments sous différents prétextes ils tomberont à l’improviste sur ces travaux qui leur donnent de l’ombrage. Je trouve tout cela absurde et par trop invraisemblable, quelque méfiante que je sois; le roy a à Londres un ambassadeur qui aime peut être

trop les chansons, mais qui est trop bien averti

138 CORRESPONDANCE pour ne pas avoir les yeux ouverts et sentir ce qu'il faut sentir. Mais vous savez ce que sont les politiques, ils mettroient tout en feu et changeroient tous les matins la carte de l’Europe. Mon gros Normandie a été fort enrhumé. encore un jour et il sera bien tout à fait ; il y a icy des gi- boulées qui bouleversent tout, on ne sait sur quoi compter.

Adieu, ma chère sœur, je vous embrasse et vous prouve la vive affection que je vous porte

en vous écrivant le plus que je puis.

ManriE ANTOINETTE.

Ce 6 avril (1786).

A'SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Madame ma très chère sœur, le lieutenant de police assure qu’il a des raisons de croire qu'il y a dans le public plusieurs copies manuscrites

du mémoire de Target en faveur du cardinal, et

DE MARIE ANTOINETTE. 139 qu'il seroit possible que les prétentions de l’ordre des avocats empêchent l'impression de ce mémoire; on ne veut pas en permettre la publicité sans qu'il ait passé sous les yeux de la censure, et l’ordre des avocats prétend avoir le droit d’écrire sans se soumettre à ce tribunal. Les cris contre le baron de Breteuil augmentent tous les Jours; il n’y a pas de desordre que dans les affaires de justice, en Picardie les gardes du corps de quartier par delà ont eu une querelle vive avec le parterre de la comédie, plusieurs d’entre eux ont sauté dans le parterre l'épée à la main, ils ont tué deux hommes et blessé une 15°. Une de mes femmes qui a un deses frères compromis dans cette folie est venue se Jeter à mes pieds pour obtenir qu'il soit relâché. Je désirerois bien l'aider, mais le roy veut un exemple et il faut que les coupables soient livrés à la justice ordinaire pour être jugés selon toute la rigueur des loix.

Mr le dauphin est auprès de moi en ce moment et vous embrasse; conservez moi votre amitié et votre attachement, j'en ai bien besoin ; il est bien

malade.

Je vous écrirai la suite de la triste affaire.

L'état du roy de Prusse préoccupe beaucoup , icy et doit beaucoup préoccuper à Vienne ; on regarde sa mort comme imminente, je suis assurée

que vous avez les yeux ouverts de ce côté.

Samedi (1786).

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Ne me blâmez point, ma chère sœur, je suis assez à plaindre; je ne me donne pas pour une personne très habile, mais on m'accorde en général un jugement solide, et du premier abord Je vois les choses à peu près comme il faut les voir, ce n'est pas à moi quil faut imputer la grande publicité que vient d’avoir cette affaire. Je désirai, dès le principe, que le roy punît lui

même l’indécente conduite de ce cardinal par

DE MARIE ANTOINETTE 441 la démission forcée de sa charge et par l'exil; M' de Breteuil quoique dévoué à mes intérêts, ne m'a point secondée à cet égard, et le roy, tou- Jours esclave des formes, a voulu renvoyer cette intrigue à son parlement. J'ai cru devoirinsister, J'ai représenté le chagrin qu’on alloit donner par tout cet éclat à une famille importante; on m'a répondu qu'il falloit cette publicité pour intimider à jamais les faussaires,.et le roy m'a rappelé à plusieurs reprises les fausses lettres, de change de madame de Villiers qui dans le temps osa prendre mon nom. Je n'ai point lu ce factum dont vous me parlez et cependant j'ai suivi avec attention la marche d’une si grande affaire ; puisque ce mémoire vous paroît digne d'être approfondi, rendez moi le service de me l’en- . voyer, on l’aura.soustrait à mon regard pour m'épargner après toutes les épreuves auxquelles j'ai été mise. Je n'ai jamais vu cette femme de Lamotte; c'est à ce qu'il paroît une intrigante de la plus basse espèce qui a une certaine tournure avec un air cavalier ; on dit qu'elle a été rencontrée deux ou trois fois dans

mes pctits escaliers de la cour des princes, c’est

142 CORRESPONDANCE apparemment un Jeu concerté pour troinper ses dupes et faire accroire qu’elle étoit reçue dans mes cabinets. Le duc de Nivernois m'a raconté à cette occasion qu'une -intrigante de Paris avoit fait sa fortune en venant, deux fois par semaine, s'asseoir sur les marches de ce même escalier, du temps de madame de Maintenon : un jour ayant trouvé le salon de cette dame ouvert, elle eut la hardiesse d’y pénétrer, et n’y voyant personne, elle s’avança jusque sur le balcon qui fait saillie vers la place d'armes et prouva par cette effronterie qu'elle avoit la faveur de madame de Maintenon. Nous sommes entourés 1cy de gens de cette espèce, et le roy m'a dit : Si l’escroquerie du collier et les lettres de change de ces Lamotte ne sont point punies par un arrêt des plus solennels, au premier jour on imitera ma propre signature et quelque intrigant fera des édits en mon nom. Notre sœur de Naples vient de me demander mon portrait. Elle me parle de ma beauté, quel langage pour une sœur, — mais enfin elle parle avec une tendresse qui me touche, mais je lui ai dit avec franchise qu’elle doit

se mettre en garde contre de pareilles exagé-

DE MARIE ANTOINETTE. 143 rations. J'ai fait venir Sicardi au château de la Muette tout près de Paris, je lui ai donné quatre séances et Je pense que ce portrait sera le dernier pour lequel je poserai véritablement. Le vôtre, si délicieusement peint à la gouache d’après Roslin est là devant moy sur ma table.

Votre lac est, dit-on, une chose charmante, je voudrois bien le voir, et le sillonner deux ou trois fois par jour dans vos jolies nacelles, mais soyez donc reine pour n'être plus maîtresse de vous même! Ah ! ma chère sœur, quenousétions plus heureuses auprès de notre bonne mère ; qu’elle étoit bonne et grande. Je me vois toujours auprès d'elle ou sur ses genoux dans le grand salon de la Burg où Joseph nous pinçoit. Ma chère sœur, vos lettres sont bien aimables à lire, j'ai lu votre dernière plus de vingt fois. M: le dauphin a couvert de baisers les quatre lignes que vous lui avez consacrées. Son esprit est digne du vôtre, son cœur est exactement le mien. Il a fait une chute que l'on nous a trop longtemps cachée. Je ne sais si ma tendresse s’alarme trop vite, mais il me semble que la

santé de cet enfant dépérit. Mon Dieu, ma sœur,

144 CORRESPI NDANCE

que deviendrois-je s’il falloit après l'avoir vu souffrir courir le risque de le perdre! Dites, je vous prie, à votre aimable prince que jamais il n'accorda ses souvenirs et ses amitiés à personne qui en fût plus digne et plus enchantée que moi. Mes enfants vous baisent les mains, et moi, ma sœur, je vous embrasse.

MaRIE ANTOINETTE.

Mr le duc de Normandie a les yeux un peu moins fendus que M' le dauphin, ils n’en seront pas moins agréables. Son frère l'aime de passion, si on le laissoit faire, il passeroit ses Journées auprès de son lit ou de son berceau. Puissent-ils s'aimer toujours de même! Puisque vous le désirez, je vais ordonner qu’on exécute pour vous un portrait bien ressemblant de mon gros duc de Normandie. Lorsqu'il aura atteint sa quinzième année, je veux quil voyage en Allemagne, sa première visite sera pour Bruxelles, et je suis bien assurée que

vous l’embrasserez de bon cœur. Vous lui mon-

DE MARIE ANTOINETTE. 145 trerez ce lac dont je suis toute occupée à cause de vous, et il me racontera les merveilles de votre beau jardin. Je lui aurai fait apprendre la fable que nous récitions dans le cabinet aux peintures, |

J1 dira J'étois là, telle chose m’advint,

Nous y croirons être nous mêmes.

Adieu, mon aimable et bien bonne sœur, que J'aurois de plaisir à passer mes journées avec vous. Souvent mon cœur est gonflé de tristesse, et personne 1cy n’est capable de comprendre ou d'écouter mes chagrins; mon âme étoit née pour les douceurs de la vie intérieure et de l’amitié. Mais je suis la femme d’un roy, et vous et moi, ma sœur, nous avons autour de nous des ennemis voilés ou des amis plus respectueux que sincères.

Ne cessez jamais de m'aimer, vous l’avez promis à notre mère mourante; vous le devez à

l'amitié bien tendre que je vous porte.

an

146 CORRESPONDANCE Ce 10 avril 1786.

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Je suis beaucoup plus contente, madame ma chère sœur, de l’état de M le dauphin, il ne tousse plus autant. Je vous remercie de tout l'intérêt que vous avez pris à sa maladie. Ce sont des accès de fièvre double tierce. J'ai passé la nuit auprès de lui, ce qui lui a fait dire toutes sortes de tendresses quand il n'étoit pas très abattu. Merci de votre dérnier petit mot que je reçois à l'instant. Il m'a chargée de vous embrasser pour lui; 1l a été fort difficile de le soigner, mille choses ne sont point à entreprendre sur lui tant il est délicat.

Les radotages du public semblent traiter plus favorablement le cardinal que dans le principe * et le lieutenant de police a dit au roy que beaucoup de gens s'accordent à le croire plus dupe que fripon. Comment les raisonnables pourroient-ils adopte: cette opinion, comment ac-

cepter dans ses déclarations les impossibilités

DE MARIE ANTOINETTE 447 matérielles qui répugnent au bon sens? n'est-ce pas la plus impudente invention que cette entrevue mystérieuse où cet homme auroit reconnu ma personne dans une créature lui présentant une rose? Au surplus les confrontations cheminent de manière que, je l'espère, la fin de cette abominable affaire ne se fera pas attendre.

On me vient chercher pour M' le dauphin.

Adieu, à demain, je vous embrasse.

Pour vous distraire je vous envoye la chanson dont vous m’avez parlé, je l’ai fait chercher par le lieutenant de police : on chante tout iCY, grands et petits, le bon comme le mauvais; je fais la copie moi même par discrétion, la chan-

son est sur l’air sacré o filu.

voicy venu le temps pascal, que dites vous du cardinal, apprenez mov sl chantera, alleluia.

le saint père l'avoit rougi, le roy de France l'a noirci, le sénat le savonnera, allé.

à Versailles comme à Paris tous les grands et tous les petits voudroient élargir Oliva, allé.

Planta du fond de sa prison demande grâce au fier baron qui lui dit qu'il y restera, all.

de Valois le crime insensé, par un collier a commencé, un collier le terminera, all,

pour Detienville au teint vermeil, à la Grève un coup de soleil

sur l'épaule le frappera, all.

que Cagliostro soit africain, qu'il soit maltois, juif ou chrétien, à l'affaire que fait cela ? all.

voilà l'histoire du procès qui de Paris cause l'accès, nous dirons quand il finira, all.

Ce 17 avril (1786).

A SA SŒUR MARIE CHRISTINE

Merci, ma chère sœur, je n'éprouve plus d'inquiétude sur la santé de M' le dauphin, il n'a pas été à beaucoup près aussi mal que votre amitié l’avoit cru et que Je l’avois craint moi mème, il est beaucoup mieux depuis trois jours, il se promène en voiture et reprend ses forces, Dieu merci. Je vous envoye les étoffes les plus nouvelles de Lyon; que je voudrois vous voir parée de tout cela! Je viens d'envoyer à notre sœur de Naples une cargaison de poupées coiffées et habillees, c'étoit superbe.

Je suis fatiguée des discussions des politiques sur l'effet que doit produire la mort du roy de Prusse; il est mieux dans ce moment, mais si affoibli qu'il est bien difficile qu'il résiste longtemps. Le physique a succombé chez lui, mais la

force et l’énergie de son âme s’est, dit-on, sou-

* Arrivée la même année, le 17 août.

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