‹ Correspondance inédite de Marie AntoinetteChapitre 32 sur 33 · IL A ËTË IMPOSSIBLE DE PRÉCISER LA DATE · texte numérisé non relu

IL A ËTË IMPOSSIBLE DE PRÉCISER LA DATE

Ce 26 de may.

Je ne sais, monsieur le comte, si mad. de Stein vous fait confidence de ses démarches et instances icy ; elle tourmente pour être présentée, le roy la croit de très bonne naissance, mais quand personne de la famille n'a été présenté, il est de règle que les preuves soient faites par devant le généalogiste du roy, ce qui seroit long et dispendieux pour elle, et quand elle en seroit là, il seroit encore possible que sa présentation

ai

SJ9 CÛRREâPONDANCIi:

fût refusée parce quVIIe est abbesse d'un chapitre où on fait des vœux. Je désirerois, monsieur le comte, que vous puissiez, la détourner de ce projet, ce seroit lui épargner de !a dépense et des dégoûts, et à moi bien des iniportunités Soyez bien persuadé , monsieur le comte, des sentiments d'estime et de confiance que je tous ai voués depuis que je vous connois.

Je vous préviens, monsieur le c6mte, que nous allons samedi soir à Paris jusqu'à lundi

matin, à cause de la fête, mais il ne sera guérr possible de vous voir, à cause de l'office qui tiendra une partie du dimanche, je ii'aurois ahsolument que le temps entre la procession et le jeu. Voyez donc si vous voulez Aenir à Pariou non. Peut être poui'i'ai je vous voir lundi .') c) lu;ui'es (lu matin, \oyey. ce cpii \ous (■(niaient le plus. Je \ous le mande tout de >iiiii jiour (]ue si \oiis ne compte/, pas venir à l'aii>. vous puissiez vous arranger en conséquence.

Ci.-jfii.li la.

Je vous remercie, monsieur Je comte, de la lettre de ma mère que vous m'avez envoyée. Votre empressement m'a beaucoup touchée; voici la réponse que je vous prie de faire passer sans retard.

Adieu, monsieur, vous savez quels sont mes sentiments pour vous et que je ne puis changer.

Marie Antoinette.

Samedi.

Je serai demain depuis dix heures et demie jusqu'à midi, sûrement seule chez moi. J'aurois grand plaisir à vous voir, car j'ai bien des choses à vous dire, mon âme est plus inquiète et plus agitée que jamais ; je ne vous parle pas, monsieur, de tous mes sentiments pour vous, ce seroit faire injure à tous deux que de faire des phrases pour vous en assurer.

Ce jeudi, à midi.

jjj COnnESPONDA.NCF.

Jai parlé au roy, monsieur le comte, il par tage tout à fait votre avis et m'a chargée de vous le dire, vous ferez bien de venir demain apK-j. la messe; le cercle n'ayant point lieu, l'alTaire sera reprise et terminée définitivement.

MaHIE ANTOlNKITt.

AU COMTE DE MEKCY '

Je VOUS préviens, M"" le comte, que le roy L-st décidé à prendre le deuil jeudi, que la part soit arrivée ou non, un plus long retard ne seroit pas convenable et ,entraîneroit des inconvénients icy. Déjà, comme on ne oonnoît pas l'étiquette de la part, on commence ;i titre (|ti'(iN

' CfUi! k'tlrc jioiirroit i"nr du n\ m;iis 179" i-i -i' r.iii- |)iii'ior :i la niorl (le l'cmpcicur Josipli, iirn\ic le :mi I.xmTpmàlcnt, cl iiii vowi-r .nie LO-^hiIiI , ^laïui-.liu- J. Toscane, fil [)our wiûr à \ le nue bucccdcr à son ficii'.

ne portera pas le deuil. Les marchands murmurent aussi , parce qu'ils craignent que le deuil ne prenne sur la saison du printemps et de Tété. Ainsi, pour éviter tout inconvénient, il vaut mieux dire que la part est arrivée, et quand vous aurez votre audience, ce ne sera que pour les nouvelles lettres de créance. Dieu sait quand mon frère arrivera à Vienne, il y a des nouvelles de Mantoue du 4, il n'y avoit pas encore passé, il me semble qu'il auroît pu se presser dans sa marche un peu plus, et, pas tant dans sa déclaration au Brabant qui est prouvée avoir été faite quelque temps avant la mort de l'emp.

Adieu, monsieur le comte, j'espère toujours vous voir un jour de cette semaine, c'est toujours un nouveau plaisir pour moi de vous parler de tous les sentiments que je vous ai voués depuis si longtemps et pour la vie.

Ce dimanche 14.

CUHBESPONDANCE

C'est positivement, monsieur le comte, pour éviter toute discussion, et en y réfléchissant bien, que l'on a ajouté l'article, je vous eu dirai les raisonsla première fois que je vous verrai. Ainsi laissons la chose comme elle est, autrement il me semble que nous retomberions dans la confusion. Adieu, monsieur le comte.

Mabie Antoinette.

Arrc'lc/., arrêtez, monsieur le couite, dans la marche de I\r S. La suite du projet de M' de (iil. se l'cconnoît à première vue; si les fou\ »■ perdent il ne tant pas que les y;vns sat;rs se pt'ident avec eux, j'en n-vicns à votie premier ii\i>. AdieTi.

\ oil.'i ma U'tlie pom- le roy de Naples. (■!!• n'est pas bien longue, mais je crois (pi'elle in

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dit assez, car enfin le com. ne peut pas être recommandé comme le chevalier d'Assas. J'oubliois de vous dire qu'il est à propos que le com . ne me fasse pas de iiemercîments, cela excite la curiosité et puis les demandes.

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