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point, je le sais bien, une expression française; mais je veux parler ma langue avant celle de ma nation, et nous devons souvent à l'irrégularité de nos pensées, celle des expressions pour les rendre telles qu'elles sont. De tout ceci, je conclus que vous êtes malade et ennuyée, et cela me fâche; vous êtes triste et ennuyée, parce que vous êtes malade, et vous êtes malade, parce que vous êtes triste et ennuyée. Soupez peu , ouvrez vos fenêtres , promenez-vous en carrosse, et appréciez les choses et les gens. Avec cela, vous aimerez peu, mais vous haïrez peu aussi. Vous n'aurez pas de grandes jouissances, mais vous n'aurez pas non plus de grands mécomptes, et vous ne serez plus triste, et ennuyée et malade. Écrivez-moi toujours dans vos moments de tristesse, ce sera une dissipation. Ne craignez pas de me faire partager votre ennui; je ne partagerai que vos sentiments, et j'en aurai toujours un infiniment tendre pour vous.
Vous me parlez de M. de Walpole et ne me parlez pas de son retour ; le désir que j'en ai, pour n'être pas personnel, n'en est pas moins intéressé, puisque vous en êtes l'objet.
L'abbé me charge de vous dire tout plein de belles choses, sur vos injustices d'abord, puis les Égyptiens, les Phéniciens, Richard III, M. de Walpole. Arrangez tout cela et ce sera beau!...