‹ Correspondance inédite de Voltaire avec Frédéric II, le président de Brosses et autres personnagesChapitre 22 sur 61 · ART · texte numérisé non relu

ART

Ladite somme de 27878 1*' io« sera payée audit sieur René de Brosses, donataire , par ladite dame Duvivier^ ainsi qu^ii sera dit ci-après. ' An moyen duquel payementiM. le premier président, ledit sieur NavierDussaus*

^Les art. 4)5 et 6, uniquement relatifs au mode de paiement, «ut été retranchés comme sans objet dans la préseute publication.

ÏAANSACtîON* 2.4^

^ôyepourM. René de Brosses, et M. cU fi rosées de Tournay, en son pi^opfeet ptivé nom ) se déparient etmondit sieur Fargès audit nxim les £ait départir de tons autres dommages- intérêts mentionaiés au rapport de«dits exfperts, et notammeni de la somme de cinq mille vingt quatre lierres onste stds dix deniers y par eux reconnue

iHANqUER nE t^LLE HE HOUZJS MILLE LIVRES qUgS M. DE f^OZTjâlRE S* ÉTAIT OBl^Ioà PAR LEDIT BAIL A VIE D^EMPLOYER EN CONSTRUCTIONS ^ GROSSES RÉPARATIONS ET AMÉLIORATIONS ,DE TOUTE ESPECE ^

SANS AUCUNE RÉPÉiTiTioN , et eucore de la somme de deux mille livres à laquelle les dommages-intérêts pré»* tendus pour Pépuisement de la carrière de Tournaf iAvaient étéestîmés par lesdits experts»

Art. 3,

Demeure convenu encore qu'outre la susdite somme de 27878 th lô» ladite dame Duvivier payera à mondit sieur fténé de Brosses celle de douze mille cent quatre t^ingt une livres 1 o sols , savoir celle de dix mille trois cent trente trois livres pour les non jouissances des revenus de ladite terre de Tournay à compter du dix mai 1778, jour du décès dudit sieur de Voltaire, jusqu'au 28 mars prochain, et celle de dix sept cent quatre vingt huit livres dix sols tant pour la valeur des dix huit vaches et cinq génisses qui étaient attachées à ladite terre lors du Bail à vie de 1758 et qui ont été retirées, que pour la valeur des meubles et efTets, linges et ustensiles rapportés dans l'inventaire du 22 février 1759 , qui auraient été enlevés par ledit sieur de Voltaire dudit château de Tournay.

Demeure enfin convenu que tous les frais et dépends respectivement faits par les parties tant au bailliage dQ

S4i TRANSACTION.

Gex qa^auz requêtes an palais à Paris et an parlement de Dijon et de cette Tille demeurent compensés entre lesdites parties , sans que de part ni diantre elles puissent 8^en faire ancnne répétition, et seront néanmoins ceux de la présente transaction à la charge de ladite dame Du^ vivier^ et par elle supportés sans aucun recours ni répétition.

Au moyen des présentes, Pinstance introduite au bailliage de Gex et celle en évocation aux requêtes du palais à Paris demeurent éteintes et terminées et assoupies»

Fait et passé à Paris en Tétude , Pan mil sept cent quatre yingt un , le seize janrier , et ont signé la minute des présentes demeurée à M» Dutertre , Pan à.e& notaires soussignés. Signé sur l'expédition scellée lesdiis jour et an I Sautaios et DuTsnTas.

A M. LEBAVLT.

Antoîne-Jean-Gabriel LebAult y à qui furent écrites les lettres qui suivent, fut reçu Conseiller au Parlement de Bourgogne , le 28 avril 1728 , devint Président à bonnet au Parlement de 1771 , et mourut avant le rétablissement de l'ancien Parlement par Louis XVI. U était de TÀcadémie de Dijon. C'est à lui, comme on Pa TU , que s'adressent les lettres XLU , XLIX , L , LIX y et LXIU de la série qui précède» On a cru devoir y joindre celles qu'on va lire pour compléter ce qui subsiste des relations de Voltaire avec ce magistrat* Ces lettres ne sont pas plus indignes de la publicité que celle de Voltaire à M.Bertrand , par exemple ( Beuchot, n^ 33a4)) accueillie par tous les éditeurs delà Corresp* générale*

On a renoncé à déterminer la date des lettres I , III et IV. Il est évident toutefois que la ^lettre I est antérieure à la nouvelle de la prise de Pondicbérj qui eut lieu le i5 janvier 1761. La Tille était bloqué^ depuis près de neuf mois.

Ans Ddlices aa octobre.

Monsieur^

Les massons et les charpentiers et ejusdem farinae homines m'ont ruiné. 11 est dur pour un voisin de la Bourgogne de dépenser eq pierres ce qu'on pourrait mettre en vin. Voilà pourquoi j'ai eu l'indignité de préférer un ton-r nau de 260 liv. à un de ^bo* J'ay baucoup de vin assez bon pour des Genevois qui se portent bien; mais à moi malade ^ il faut un restorant bourguignon. Voulez-vous boire à nous deux votre tonnau de 45o? Envoiez-m'en la moitié et pardonnez à ma lézine. L'année prochaine je serai hardi si les Anglais ne nous prennent pas Pondichéri et si on ne nous impose pas un quatrième vingtième» Franchement tout

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ceci est un peu dur. Mille respects à Madame. C'est avec les mêmes sentimens que j^aurai toujours rhonneur d^étre, etc.

A Femej , pays de Gex, aS may*.

Monsieur 9

Il ne s'agît pas toujours de vin de Bourgogne; on a quelquefois du vin d'absinthe à avaler. Je vous supplie de perdre un quart d'heure à lire ces pièces, de les communiquer à M. le Procureur Général à qui je ne prends pas la liberté d'écrire , mais dont j 'implore la protection avec la vôtre ' .

Quand ces pièces auront été lues , je vous supplie, Monsieur, de les faire donner à M*

' Il s^agissait du procès fait par Voltaire à rofHcifllité de 6ex y aa sujet de Téglise bâtie par le philosoplie à Ferney. L^ofHcialité avait , je crois , interdit cette église pour diverses irrégularités canoniques commises à Toccasion de sa construction. Voltaire appelait comme d^a* bus de la sentence de TofEcial devant le Parlement de Dijon.

A M. I.EBAULT, ^4^

l'avocat Arnoult ' , afin qu'il fasse an nom de madame Denis, dame de Ferney, ducurédeFerney et de la commune^ tout ce qui sera de droit. Nous nous mêlions tous sous la proteclîoa de la Cour.

J'ai rhonneur etc.

Aux Délices y la octobre.

Qu'est devenu, Monsieur, le gros tonnau dont vous aviez eu la bonté de me flatter après le temps où les chaleurs seraient passées ? Je suis toujours à vos ordres. Je ne sais si on paye vingt francs par pinte comme par roue de carosse. J'espère que les impôts serviront un jour à nous faire boire votre vin en paix. On dit qu'il y a dans les vignes de Tournay un peu

' ÀTOcat 9 doyeu de rUnîversité , à Dijon , mort en

C'est à lui que sont adressées quatre lettres de Voltaire (3332 , 3334 9 3339 et 3359 de Tédit. de M. Beucliot). 11 ne faut pas le confondre avec son frère , député de Dijon à ^Assemblée constituante et auteur d'une Col* lection des décrets de cette assemblée par ordf e de ma-, tières.

tJSo lettres de toltaire a m. lebault.

de vin passable ; mais je le ferai boire aux Ge* nevois et je ne goûterai que le vôtre si vous en avez. Permeltez-nK)i de saisir cette occasion de présenter mon respect à madame Lebeau et de vous assurer de celui avec lequel je serai toutte ma vie ^ etc.

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